|
|
|
|
Brèves
28/02/2010
Le blog de Cédric MANARA sur les noms de domaineHervé CAUSSE
27/02/2010
Le site LOCUTIO.NET pour retrouver les maximes juridiques latines, entre autres chosesHervé CAUSSE
22/02/2010
Trois économistes (LORENZI, de BOISSIEU et JACQUILLAT) pour un enterrement des sciences économiques ("A quoi servent les économistes ?", La Tribune, 19 fev. 2010, p. 13)
La tribune reprend l'intitulé d'une livraison des Cahiers du cercle des économistes. Pour avoir un peu travaillé avec le successeur, à la chaire d'économie financière de LAUSANNE, de Léon WALRAS et Vilfredo PARETO, le prof. F. OULES, ce thème qui emprunte à la méthode et à l'épistémologie m'intéresse. Firmin OULES me disait que les économistes de notre fin de XXe siècle faisaient semblant de faire de l'économie avec les maths, dissimulant derrières des équations une absence totale d'idée.
Voilà trois économistes, en l'espèce, qui appellent à de la transversalité avec les autres sciences : vont-ils sur la crise financière consulter les juristes ? Vont-ils - et d'autres avec eux - convenir de la force propre du droit, de ces concepts d'abord, de ses règles ensuite ? Ces concepts ont une force propre. Ne peut-on pas faire une place aux juristes qui observent la société ? Où va-ton en rester aux généralités du style "il faut réguler les agences de notations...?", ce qui ne veut rien dire en droit, ni en "bonnes sciences économiques" qui n'ignorent pas le poids des mots ! La nomenklatura médiatico-politique va-t-elle enfin réaliser qu'elle ne peut aucunement envisager la moindre réforme sans recourir aux services des juristes ? Les paris sont ouverts ! En effet, si les économistes réduisent la voilure, les rédactions de la presse spécialisée va-t-elle ouvrir ses colonnes à des juristes ? Ou bien seule la vulgate de la science-éco aura-telle toujours seule la parole !? Pour une nouvelle crise financière en toutes certitudes ? Post scriptum : Pour le lien entre Firmin OULES, fondateur de la Nouvelle école de Lausanne et les fondateurs de la pensée économique moderne, L. WALRAS et V. PARETO, voyez : F. OULES, L'Ecole de Lausanne, Textes choisis de WALRAS et PARETO, éd. DALLOZ, 1950. Hervé CAUSSE
21/02/2010
Merci au CDA de la Faculté de RENNES
Grande Faculté, animée par plusieurs centres de recherches, et de nombreux éminents collègues, le Centre de droit des affaires a référencé mon blog, je veux simplement remercier chaleureusement mes collègues pour cette référence. Une longue tradition juridique anime le modernisme de cette Faculté, cliquez ici.
CDA de RENNES Hervé CAUSSE
19/02/2010
Grèce : L'union Européenne est-elle en panne d'idées ? Aider la Grèce à se financer sans la pousser à la faiblesse....
Je suis un peu surpris de lire que l'Union attend de voir (pendant un mois) ce que le gouvernement grec propose comme moyens pour rétablir ses finances publiques. En effet, quel que soit ces moyens, le besoin d'un financement à bon marché existe et existera. il faut financer voire refinancer la Grèce à bon marché, cela l'aidera justement à rétablir sa situation.
L'Union semble incompétente, la Banque centrale avec, pour proposer des solutions pour aider la Grèce à se financer. La situation stimule la réflexion car il y a probablement des solutions qui respectent le Droit (de l'Union, de la BCE...) tout en manifestant la solidarité européenne et en procurant les fonds utiles. J'ai pour ma part ma petite idée.... Les pouvoirs publics n'étant pas capables de trouver une solution, la Grèce va-telle devoir se tourner de nouveau vers les banquiers de Wall Street pour trouver une technique de financement à bon marché ? Qu'en disent les banquiers français ? Et la BCE ??? En effet, il ne suffit pas de tenir des discours moralisateurs et réprobateurs. Les banquiers de Wall Street ont conseillé la Grèce, une cliente (l'article du New York Times dont je parlais il y a quelques jours, dans la note ci-dessous, est publié aujourd'hui dans l'édition française publiée par Le Figaro, 19 fév. 2010). Ceux qui sont blâmables, ce sont les gouvernants (les ministres) de la Grèce qui ont demandé des opérations ne correspondant pas à l'esprit du Traité sur l'union et du Pacte de stabilité. Hervé CAUSSE
14/02/2010
"Wall Street" a aidé la Grèce a cacher partie de sa dette publique (NYT)
"...interviews show that with Wall Street’s help, the nation engaged in a decade-long effort to skirt European debt limits " (New York Times, 13 feb., By LOUISE STORY, LANDON THOMAS Jr. and NELSON D. SCHWARTZ).
New York Times Hervé CAUSSE
07/02/2010
Un billet d'Emmanuel JOUFFRIN sur les services de paiement et les EPA (Blog Dalloz)
Ce juriste de banque relate cette petite révolution et rouspète contre des dispositions loin d'être claires. Il est effectivement probable que la frénésie européenne de textes, bien inspirée par l'affreux modèle français, n'épargne pas des catastrophes tout en imposant des changements de formes (appelées réformes) qui compliquent beaucoup les choses. Les politiciens professionnels qui, pour beaucoup ont peu travaillé dans leur vie, ne s'adonnant qu'à l'activité politicienne, ne réalisent pas la lourdeur des contraintes... Ils étouffent les particuliers, les entreprisent et les administrations sous des milliers de règles que presque personne ne comprend, à commencer par eux... La technocratie politicienne est pire que la technocratie administrative ! Et ce sont eux qui demandent à tous de se réformer...!
LeBilletSurLeBlogDalloz Hervé CAUSSE
01/02/2010
Une Autorité de Contrôle Prudentiel est née de la fusion de la Commission bancaire, de l'ACAM, du CECEI et du CEA
L'ordonnance du 21 janvier 2010 qui fusionne quatre autorités pour en donner une permettra-t-elle à la régulation de se trouver une nouvelle force, une nouvelle cohérence et une nouvelle... légitimité ? Le bouleversement précède l'adoption du projet de loi sur la régulation bancaire et financière. L'Autorité du Contrôle Prudentiel est pourtant bien de la régulation financière ! Les agents financiers vont-ils devoir désormais nécessairement bien se tenir sous le contrôle de l'ACP ?
Hervé CAUSSE
26/01/2010
Par le site de Stéphane DARMAISIN, trouvez tous les blogs des Professeurs de Droit
Cliquez juste là :
BlogsDeProfs ... et pour mes étudiants "commercialistes" en herbe, je me permets de souligner le blog du Pr. Jérôme BONNARD, un homme qui écrit (bien) plus vite que son ombre. Son blog n'est pas purement juridique, il évoque aussi la vie des étudiants, des universitaires et des facultés... Hervé CAUSSE
22/12/2009
FBI Probes Hack at Citibank
La Citibank dément mais le WSJ affirme que la banque a été victime d'une attaque. Elle se serait fait subtiliser plusieurs millions de dollars. Vous voyez l'intérêt de la notion de système à laquelle je me suis essayé comme je le relatais ci-contre. Même le visiteur de passage comprendra l'intérêt qu'il y a à savoir de quoi on parle sur le plan juridique... TheWallStreetJournal
Hervé CAUSSE
|
La montée des "Sytèmes" en Droit, Objets Juridiques Non Identifiés. Les "dark pools", marchés financiers confidentiels, à la une du journal Le Monde (16/12) et dans Les Echos (19/12) : de nouveaux risques pour les marchés financiers.
La montée des systèmes en Droit a ces derniers mois retenu mon attention. Il en résulte un article dans un ouvrage chez LexisNexis qui sera en librairie en mai . L'ouvrage s'intitulera "Les concepts émergents du Droit des affaires"). Les systèmes, plateformes électroniques de négociations de titres et d'argent, sont devenus des réalités juridiques, des objets juridiques vivants ! Ces systèmes peuvent aujourd'hui être créés facilement, à la fois pour des raisons légales et, aussi, informatiques (baisse des coûts, raccordement aisés). "La bourse" (concept contre lequel nous militons depuis plus de dix ans car il ne veut plus rien dire), concept relayé par celui de marché réglementé, est désormais attaqué par des concurrents, les systèmes de négociation.
La presse s'en inquiète (Le Monde, 16 déc. 2009, p. 1, par Claire GATINOIS ; Les Echos, 19 déc. 2009, p. 4 et p. 31), l'AMF aussi, et les banques jouent sur les deux tableaux, faisant et critiquant à la fois. Le domaine bancaire et financier est en pointe en matière de systèmes, mais il n'a pas le monopole de la conception, de la création et de l'exploitation des systèmes. Ils sont un objet juridique très complexe à analyser et singulièrement sur le plan juridique. Nous nous y sommes essayés dans le texte ci-dessus annoncé, sans du reste partir de l'exemple bancaire. La conclusion à laquelle je parviens est assez spectaculaire tant sur la plan macro-juridique (où placer les systèmes dans l'ordre juridique) que micro-juridique (que recèle le fonctionnement des systèmes). Ma préoccupation est partie d'un souci de ce que j'appelle le "droit industriel" que m'avez soumis un industriel de l'informatique : comment élaborer la chaîne juridique de contrats et de contraintes juridiques pour créer et exploiter un système ? Pour le droit boursier, l'apparition de plateformes électroniques plus légères que celles des marchés réglementées aurait pu se produire plus tôt en droit puisque la directive sur les services d'investissement supprimait les monopoles. Imparfaite et mal assumée, les monopoles de droit se sont transformés en monopole de fait (Euronext...) et, pendant plus de dix ans, aucune concurrence n'aura pu exister. Le monopole de fait est tellement flagrant que Claire GATINOIS (le Monde précité) en conclut à tort que c'est la MIF qui a mis fin à ce monopole. En réalité, tout groupe de banques (par exemple) aurait pu créer un marché réglementé à condition de vouloir concurrencer Euronext... c'est-à-dire d'y mettre les moyens et de procéder aux investissements utiles. A l'inverse, les opérateurs ont procédé à des concentrations extraordinaires. L'Union européenne a failli a sa tâche de créer un peu de concurrence, on en sort néanmoins sans désastre. La MIF permet en revanche avec des systèmes assez légers, dans un cadre juridique également allégé, de réaliser cette concurrence. On ne commentera pas ici les deux ou trois aspects juridiques du Code monétaire et financier qui permettent cela, tel n'est pas notre propos. En bref, des prestataires sont autorisés en mettre en rapport ou conclure des opérations par des système légers. Ce phénomène - du Système - est eb vérité général et déjà aujourd'hui, dans tous les domaines, des systèmes apparaissent un peu partout avec des fonctions juridiques, financières et industrielles particulières. L'internet est naturellement une coquille dans laquelle on peut faire des systèmes (en créant tel ou tel sous-système de la toile). Pour les systèmes bancaires, la seule analyse de la compensation opérée dans les systèmes de règlement-livraison des titres et de monnaie ne suffit pas à saisir ce phénomène du Système. Cette analyse micro, à l'inverse nous semble-t-il, aura empêché d'avoir la réflexion globale que nous avons tentée avec le texte précité. L'AMF, en pleine période de trouble (on va revenir sur l'affaire EADS), se trouve confrontée à un problème qui, par sa généralité, pourrait bien lui échapper... ainsi qu'à quelque amateur et chantre de la régulation qui croient que l'institution d'un régulateur, avec quelque pouvoir singulier, suffisent à pouvoir réguler. Non ! Il faut d'abord pouvoir comprendre de quoi il ressort. Cela échappe aux généralistes qui commandent le monde et suppose de la recherche, notamment en droit. Les articles de presse sus-visés semblent montrer des systèmes plus ou moins confidentiels. L'AMF ne peut pas avoir deux discours, dire que c'est préoccupant et, d'un autre côté, engager une réflexion qui aboutira à un rapport dans de longs mois. Le président de l'AMF doit essayer, s'il juge qu'il y a danger, sur la moindre irrégularité, d'agir contre les faiseurs de systèmes confidentiel. Même si le risque judiciaire est grand, l'AMF ne peut plus aujourd'hui se contenter de regarder les dérives former des bulles en tout genre. L'AMF doit devenir une combattante. Je reviens au général. La question des systèmes, aiguisée par le domaine bancaire, et encore davantage par les activités financières, est en réalité un problème de théorie générale du Droit. Elle implique de multiples règles et domaines, échappant ainsi au droit privé ou au droit bancaire pour intéresser toutes les branches du droit. Voilà pourquoi cette note s'insère, ici, dans la rubrique générale de ce blog... et non dans la rubrique relatives aux investisseurs et investissements. Samedi 19 Décembre 2009
Hervé CAUSSE
Lu 285 fois
Ajouter un commentaire
Accueil | Méthode | "Pros" du Droit et Justice | Civil et Public | Droit bancaire-monétaire | Droit des investisseurs | Commercial, consommation et concurrence | Droit des sociétés | Droit de la sécurité | Indemnisation des Préjudices | L'auteur - The author | Works & Selected references | Informations légales |
Accueil