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Brèves
11/05/2012
11:32
"JPMorgan Discloses $2 Billion in Trading Losses" annonce le New York Times
L'annonce de cette perte va réanimer toutes les peurs, la terreur financière continue de régner sur le monde :
voyez le NYT, cliquez ici
31/03/2012
15:53
La profession des conseillers en investissements financiers progresse
Voyez l'article d'une revue spécialisée relatant l'augmentation des CIF affiliés à la Chambre nationale des CIF :
Gestion de fortune
10/12/2011
19:32
The new Euro Zone.
11/11/2011
10:22
Record de note à plus de 30 000 lectures...
Le record de consultation d'une note sur ce blog est celui sur la raison sociale qui s'achemine sûrement vers les 31 000 visites ou lectures si l'on est optimiste ! Google ne la donne pourtant qu'en 4e lien de la première page quand on recherche "raison sociale", quand de nombreux autres thèmes sont en premier résultat...
28/09/2011
18:43
Les traders sont jugés plus fous que les psychopathes... info ou intox ?
C'est a priori présenté comme une info ! On sait que les études se suivent et ne se ressemblent pas... Voilà une explication qui nous éclaire... et qui nous ne rassure pas ! lefigaro.fr
Est-il vraiment encore besoin de faire du droit ? De le psycho plutôt ?! Non ?
26/04/2011
10:50
Les islandais ont refusé de payer pour la faillite de la banque Icesave : quand un référendum très politique rejoint le pur droit monétaire et financier
Il nous est arrivé de parler de la situation islandaise et de cette banque. Avec retard, on signale ce référendum d'autant plus important que le gouvernement soutenait l'accord international en cause. 340 000 épargnants du Royaume-Uni et des Pays-Bas sont à indemniser (Le Figaro, économie, 11 avril 2011, p. 23, par J.-P. Robin). Le refus d'avaliser ce projet d'accord international peut ouvrir sur des actions judiciaires à notre sens difficiles à mener, on y reviendra. Voilà en tout cas le droit des affaires plongé dans un pur bain politique. L'événement pousse à un sujet de réflexion : De la perception par les peuples de la responsabilité des banques...
Une précédente note sur ce sujet
14/02/2010
20:47
"Wall Street" a aidé la Grèce a cacher partie de sa dette publique (NYT)
"...interviews show that with Wall Street’s help, the nation engaged in a decade-long effort to skirt European debt limits " (New York Times, 13 feb., By LOUISE STORY, LANDON THOMAS Jr. and NELSON D. SCHWARTZ).
New York Times
26/11/2009
01:02
«... we should be allowed to fail » said Jamie DIMON, the "boss" of JP MORGAN CHASE
No more « too big to fail » (The Washington Post,13 nov.2009, By Jamie Dimon, Chairman and Chief executive of J.P. Morgan Chase). « Our company, J.P. Morgan Chase, employs more than 220,000 people, serves well over 100 million customers, lends hundreds of millions of dollars each day and has operations in nearly 100 countries. And if some unforeseen circumstance should put this firm at risk of collapse, I believe we should be allowed to fail ». « Too big to fail » ? A rule !? Our vision and opinion in a few days on "hervecausse.info", of course !
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Publication ce jour dans La Tribune d'une analyse sur le Système européen de surveillance financière
Réédition de cette note avec, cette fois, le texte, lequel ne dit pas explicitement ce qu'est le point névralgique de la crise. "Pour suivre mes réflexions achetez aujourd'hui La Tribune. Cette analyse souligne la complexité administrative du SESF qui fait se demander comment en pratique l'Autorité européenne de surveillance pourra fonctionner. Les crises financières seront-elles jugulées par ce système ? Je tenais à publier cette analyse dans La Tribune, journal de qualité du monde économique, financier et politique. Merci de me suivre en achetant La Tribune."
Le texte publié le mois dernier (La Tribune, publié dans l’édition du 16 mars 2011 dans la chronique « La valeur ajoutée ») : b La folle ronde des autorités de surveillance [Lien vers La Tribune pour lire cet article Bonne lecture]b L'Europe se rassure. L'Europe bouge. A la mode française, dès qu'il y a un problème, au lieu de le régler, on crée des institutions qui le régleront. A l'échelon européen, pour éviter une nouvelle crise financière systémique, pas moins de quatre institutions ont été mises en place : le Comité européen du risque systémique (CERS), l'Autorité bancaire européenne (ABE), l'Autorité de surveillance des entreprises d'assurance et des pensions professionnelles (ASEA) et l'Autorité européenne des marchés financiers (AEMF). Elles constituent le Système Européen de Surveillance Financière (« SESF » dans les quatre règlements communautaires concernés), organe administratif complexe et presque inédit. Le mot « système » signifie principalement que les quatre institutions travaillent impérativement entre elles – c’est un impératif – mais aussi avec les autres autorités, communautaires ou nationales. Une obligation renforcée de collaboration aurait convenu : le « système » n’apporte aucun régime juridique propre et son abstraction égare. L’Autorité européenne de surveillance est un autre fruit technocratique peu compréhensible. Née de trois règlements (et non de directives) qui se ressemblent, l’Autorité européenne de surveillance est abstraite mais comprend trois autorités concrètes (ABE, AEMF et AESAM). A n’en pas douter, rares seront ceux à critiquer ce Meccano à double étage (SESF et AES) qui cache des dispositions essentielles de régulation. Voilà la régulation de la finance, passons sur celle de la monnaie-banque : le CERS n'est pas, comme la BCE, une institution majeure du Traité de l'Union. Ce Petit Poucet va-t-il faire le travail que le titan qu’est la BCE n’a pas fait ou n’a pas su faire ? Ces nouvelles institutions soulignent paradoxalement les défaillances des régulateurs nationaux tout en s'appuyant sur eux pour la nouvelle régulation. Il s'agit, en 200 pages denses de réglementation, de surveiller les autorités nationales de surveillance, tout en ayant ses propres mécanismes de surveillance de différents marchés (monétaire, bancaire, d'assurance et de finance). Il s'agit notamment de réguler le régulateur national ! Ne peut-on pas craindre dès lors une guerre des autorités ? Le fonctionnement même de ces institutions nombreuses et complexes interroge. De leurs comités mixtes ou de leurs commissions de recours (qui en sont partie intégrante), jusqu’à leur conseil d'administration, leur président et leur directeur exécutif, il y a de quoi dire. Espérons que ces autorités ne se perdront pas dans leurs propres méandres administratifs pour donner des décisions illicites qui pourraient être sanctionnées par la Cour de Justice de l’UE ou une autre juridiction. A cet égard, les sanctions infligées à la France pour le fonctionnement de la Commission bancaire, désavouée par la Cour européenne des droits de l’homme, soulignent le danger. Plus la mécanique administrative est complexe, plus le risque de heurter un principe de droit est grand. Les règles se neutralisent entre elles : trop de droit tue le droit – et rendre ainsi inopérantes la mise en place de normes prudentielles, de contrôles et de poursuites au niveau européen, soulignant ainsi l’incapacité de l’Europe à réguler efficacement son secteur financier. A ressasser la « stabilité financière » on comprend que ces règlements ne fassent qu’effleurer le point juridique névralgique que désigne la succession de crises financières. Si tel était le cas, une grave crise politique devrait s’en suivre car toutes les populations verraient l’incapacité de "l'Europe". Lorsque la Banque centrale n’use pas des prérogatives réglementaires pour encadrer le système financier, personne ne le sait. En revanche, toutes les décisions de l’AES seront bien plus visibles. Une faillite de la régulation financière européenne imposerait de repenser l’entière machine bruxelloise. Le SESF et l’Autorité européenne de surveillance, ensemble abstrait à trois têtes concrètes, risquent de se lancer dans une inquiétante folle ronde administrativo-politico-technocratique. "L'Europe" institue d’ailleurs diverses autorités, pierre dans le jardin des pouvoirs publics français qui, sur de hautes considérations, les ont réunies en un seul contrôleur, l'ACP. Ces quatre institutions doivent collaborer avec "toute l'Europe" : avec la Commission, le Conseil, le Parlement, la BCE (véritable autorité monétaire du Traité UE), inévitablement en pratique avec l'Eurogroupe, avec les banques centrales nationales des Etats membres et, enfin, avec les deux ou trois institutions nationales de régulation (soit probablement environ 90 institutions !). Est-ce bien raisonnable ? Le coût de fonctionnement de cet imbroglio, du moins si on y met les moyens, impressionnera le modeste citoyen. A défaut d'un solide staff, on doutera que ces institutions régulent significativement les quatre secteurs en cause. Cette collaboration renforcée prendra plus de temps qu’il n’en est donné en période de crise. Créer une série d’institutions et les obliger à collaborer ignore fondamentalement à quoi sert une institution administrative. Elle doit réunir ceux qui ont à opiner (leur représentant) afin de décider vite et bien ; si un comité de 5 est trop étroit, un comité de plusieurs dizaines de personnes qui doivent collaborer avec des dizaines d’autres c’est nettement trop large. L'interrogation ne détourne pas du réel et pur apport de technique juridique, au service de la régulation, des 200 pages de réglementation. Au final, le pouvoir d’adoption de « normes techniques » (curiosité juridique à fort potentiel de régulation et de contestations) sera-t-il une véritable régulation ? Il faut souhaiter bien du courage aux « directeurs exécutifs » des autorités qui seront à l’œuvre (bénéficiaires d’une interdiction absolue de tout lobbying, c’est bien !). Ces décisions collectives (normes techniques), si elles ne prévenaient pas une crise, seraient suivies de décisions individuelles dans des cas graves et urgents. Dans ce dernier cas, une décision pourra s’appliquer à et à travers une autorité nationale inefficace – mécanisme juridique inédit. La double liberté conventionnelle et d’exploitation de l’établissement sera atteinte de plein fouet, suspendue. Certains professionnels tentent-ils déjà de déterminer jusqu'où ces Autorités peuvent aller dans la contrainte juridique ? Voient-ils mieux que les auteurs des règles leur sens et leur portée ? A ressasser la « stabilité financière », sans savoir la mettre en forme juridique, on comprend que ces règlements ne fassent qu’effleurer le point juridique névralgique que désigne la succession de crises financières. Créer des institutions ne détermine pas toujours les problèmes et ne les règle que rarement. Jeudi 28 Avril 2011
Hervé CAUSSE
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