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  <title>hervecausse</title>
  <description><![CDATA[Professeur d'Université, Hervé CAUSSE a la pratique du Barreau et de la consultation. Il est spécialiste de droit des affaires. Direct Droit #directdroit analyse les procédures, cas de responsabilité, contrats et institutions du monde économique. Justiciables, consommateurs ou professionnels, professionnels du droit, juristes divers et étudiants suivent ainsi quelques problèmes du moment et les pistes de solutions.]]></description>
  <link>https://www.hervecausse.info/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T22:46:23+02:00</dc:date>
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   <title>hervecausse</title>
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   <title>La rédaction par l'étudiant d'un rapport de stage en droit</title>
   <pubDate>Sun, 21 Sep 2025 08:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hervé CAUSSE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Méthode, le coin des étudiants]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/10151789-16543766.jpg?v=1758438332" alt="La rédaction par l'étudiant d'un rapport de stage en droit" title="La rédaction par l'étudiant d'un rapport de stage en droit" />
     </div>
     <div>
      On revient brièvement sur l'exercice du rapport de stage, sujet qui nous avait retenu il y a quelques années dans un billet lu plusieurs milliers de fois. On notera que, sur le web, les conseils sont nombreux si l'on ne se contente pas des premiers résultats que donnent les moteurs de recherche.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hervecausse.info/Le-rapport-de-stage-Un-exercice-accessible-pour-l-etudiant-mais-souvent-decevant-pour-le-lecteur-jusqu-a-la-soutenance_a431.html">Sur notre premier article, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       Cette rédaction est difficile parce que les étudiants se posent la question de savoir comment connecter la vie universitaire (qu'ils s'apprêtent souvent à quitter) avec la vie professionnelle. C'est en partie le fait de trop se poser la question qui égare. Le rapport doit rapporter ce qu'a été le stage. Outre les aspects évidents (l'entreprise, la mission, l'équipe...), la véritable difficulté est d'exposer le travail de fond qui a été fait.       <br />
              <br />
       On passe sur une difficulté qui est généralement imaginaire qui est l'impossibilité de rapporter au motif du secret professionnel. Si les entreprises ne permettent pas aux étudiants d'écrire un rapport de stage, il leur faut soit ne pas prendre de stagiaires soit en prendre en négociant des clauses spéciales. En général, il est donc possible de relater les missions accomplies sans violer le secret professionnel, et il résulte des engagements même de l'entreprise qui accueille que le rapport de stage est possible.       <br />
              <br />
       La difficulté est d'aborder les questions étudiées dans le cadre des missions pratiques accomplies (pour le juriste : lettres, consultations, rédactions de contrats, rédactions de conclusions ou mémoires destinées au juge, rédactions de déclarations administratives...). Les questions étudiées, pour un étudiant en droit, doivent être présentées au plan juridique. Les étudiants l'oublient parfois, voire souvent. Il ne s'agit pas de narrer une histoire plaisante, avec une équipe accueillante, mais de faire de l'analyse juridique, laquelle a été coulée dans la tâche (rédaction de contrat ou de documents...). En bref, montrer que l'on a exercé le cœur de la mission du juriste : dire une position et la rédiger (quelle qu'en soit la forme).       <br />
              <br />
       Or, l'exaltation de l'étudiant pour la pratique tend à lui faire faire passer le droit par-dessus la fenêtre ou dans le goulot parfois étroit de la pratique qu'il a rencontrée. Le droit ne sera pas sérieusement relaté : on indique une position sans citer les dispositions légales, sans la jurisprudence, quand aux auteurs, avec les livres desquels on a appris le droit... il est soudain devenu inutile de les citer.        <br />
              <br />
       En quelques pages, l'étudiant semble s'acharner à montrer qu'il n'a rien retenu de ce qu'est un raisonnement juridique. La position de la structure d'accueil vaut toute la doctrine du monde, elle est affirmée comme l'évidence que le stagiaire a été heureux de découvrir - ce qui noue un paradoxe voire une contradiction : l'évidence ne se découvre pas. Certes on ne s'étonne guère de ce travers quand les étudiants se dispensent d'utiliser les raisonnements juridiques (pourtant assez simples : <span style="font-style:italic">a pari, a contrario, a fortiori</span>...) dans les copies, ce qui les autorisent à ainsi mettre en vrac les faits et les règles puisque les techniques de raisonnement n'articulent ni les uns ni les autres, ni entre eux ni en leur sein.       <br />
              <br />
       La lecture du rapport de stage peut ainsi donner l'impression d'une dérive finale où le juriste ne l'est plus réellement. Il est quelqu'un qui parle ou agit dans la sphère juridique sans être juriste. Pourquoi pas à un certain niveau... mais pas en début de carrière !        <br />
              <br />
       Qui fera du droit si les juristes se contentent de slogans, de postures internes et de management de leurs rapports avec les autres services de la structure ou avec les clients ou fournisseurs...? Peut-être les entreprises innovantes qui sont en train d'ubériser le droit (on y revient dès demain). L'étudiant croit parfois utile, dans le même temps, de montrer tous les défauts de la pratique (une langue relâchée, des expressions types mais creuses, un franglais systématique, une excessive brièveté, le tout pouvant alors confiner au vide...).        <br />
              <br />
       L'étudiant qui rédige un rapport de stage doit donc s'attacher à écrire avec rigueur.        <br />
              <br />
       Le rapport de stage doit donner des exemples du travail de raisonnement que le juriste a effectué pour arriver à tel résultat (une réponse par lettre, une modification de clause...). Il ne s'agit pas de proposer une analyse de toutes les questions examinées au cours du stage (lesquelles peuvent être nombreuses), mais de démontrer qu'un véritable travail de juriste a été réalisé. Dans cette perspective, tout cas traité appelle à relater les faits, à discuter les éléments juridiques, à utiliser les sources (citer les textes applicables), les décisions de justice (publiées) et les opinions des auteurs (publiés / publiées). L'utilisation des sources suppose d'apprendre à citer - ce qui veut dire apprendre à écrire - de sorte qu'un lecteur puisse retrouver la source (à consigner le cas échéant dans une bibliographie). Bref, la lecture du rapport de stage doit être de nature à convaincre de son caractère très professionnel.        <br />
              <br />
       On finira sur un point sensible.        <br />
              <br />
       L'étudiant, qui n'est pas à la solde de l'entreprise, peut nuancer son propos si leurs conclusions divergent ; il peut le faire subtilement par quelques mots de réserves : il n'a pas à adopter sans nuance une position intenable mais que la structure d'accueil soutient par un intérêt direct et évident. Le stagiaire n'est pas l'avocat de l'entreprise, et sa position, qui peut être jugée confidentielle, n'a pas vocation à circuler.       <br />
              <br />
       Cela étant dit, le rapport de stage n'est pas pour l'essentiel de l'analyse juridique. Il doit relater des pratiques professionnelles, aussi diverses que variées, mais ne pas réserver une dizaine de pages au droit, à deux ou trois analyses serrées de trois ou quatre pages chacune, est une erreur.       <br />
              <br />
       Dont acte ?        <br />
              <br />
              <br />
       * post de 2016.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hervecausse.info/La-redaction-par-l-etudiant-d-un-rapport-de-stage-en-droit_a1268.html</link>
  </item>

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   <title>"Au visa de l'article..." au lieu de "Selon l'article..."</title>
   <pubDate>Thu, 28 Dec 2023 16:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hervé CAUSSE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Professionnels du Droit et Justice]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/77527336-56342541.jpg?v=1703778787" alt=""Au visa de l'article..." au lieu de "Selon l'article..."" title=""Au visa de l'article..." au lieu de "Selon l'article..."" />
     </div>
     <div>
      Les diverses corrections qu'impliquent les fonctions des universitaires donnent l'occasion de rencontrer des expressions, tournures et figures de style qui sont pour le moins contestables.        <br />
              <br />
       Les étudiants ne les inventent pas.        <br />
              <br />
       Ils sont, plus probablement, mal inspirés.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/77527336-56342576.jpg?v=1704267949" alt=""Au visa de l'article..." au lieu de "Selon l'article..."" title=""Au visa de l'article..." au lieu de "Selon l'article..."" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Pratique de l'écriture : une pratique de la théorie ; écrire un mémoire ou une thèse, ou autre chose.</title>
   <pubDate>Sun, 31 Mar 2019 15:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hervé CAUSSE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Méthode, le coin des étudiants]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/8803805-13929418.jpg?v=1474269201" alt="Pratique de l'écriture : une pratique de la théorie ; écrire un mémoire ou une thèse, ou autre chose." title="Pratique de l'écriture : une pratique de la théorie ; écrire un mémoire ou une thèse, ou autre chose." />
     </div>
     <div>
      L'écriture est une pratique et l'écriture suppose des pratiques. Le milieu académique n'est cependant pas toujours très pratique : il oublie de se qualifier de professionnel (et notamment de  professionnel de la théorie), et de souligner que les exercices théoriques supposent la maîtrise et le déploiement de diverses pratiques (ces questions peuvent être traitées dans un enseignement de méthode(s), souvent dit de méthodologie, à travers ou non les problématiques de la recherche qui considèrent le fond de la matière, mais aussi les sources - de leur trouvaille jusqu'à leur citation en passant par leur usage).        <br />
              <br />
       <b>La théorie a sa part de pratique </b>       <br />
              <br />
       L'écriture est donc pratique : elle exige des pratiques et un certain sens pratique. La chose n'est plus à démontrer en droit, durant toute sa vie pratique le juriste écrira ; mais, plus précisément, l'écriture juridique pure qui conduit à la publication (et donc au regard des autres) suppose un expertise professionnelle qui est finalement assez rare. Même l'université ne cultive plus systématiquement l'exigence de l'écriture que ce soit dans les diplômes ou dans les recrutements, elle perd ses valeurs et son art qui seuls permettent une visibilité aux plans national et international.       <br />
              <br />
       Mais revenons au cœur du propos. Outre  le besoin de s'exprimer, l'envie de publier parfois, le besoin d'exprimer des idées, <b> l'écriture exige une organisation pratique et une méthode pratique</b>. La tâche n'est pas facile, du moins pas toujours, surtout lorsque l'on entend aller (sincèrement et honnêtement) au fond des choses et produire une analyse d'au moins quelques dizaines de pages.        <br />
              <br />
       La preuve peut en être administrée en notant que nombre d'étudiants ou de juristes devenus des professionnels du droit se sont essayés, sans y parvenir, à écrire une thèse... ? Le directeur de thèse a beau être vigilant et impliqué, le nombre de personnes qui ne parviennent pas à embrayer sur l'écriture témoigne de la difficulté. Même le nombre limité d'inscriptions, du moins dans certaines universités, ne permet pas d'éviter l'admission de candidats qui n'arrivent pas à écrire. La difficulté surgit parfois dès le début de la thèse (ou du mémoire).       <br />
              <br />
       <b>Ecrire suppose... d'écrire ! </b>       <br />
              <br />
       Les difficultés à écrire supposent, pour les réduire, de développer quelques moyens pratiques. Aussi recommandera-t-on vivement d'écrire dès la première année de thèse afin de s'y mettre et même si ces premières dizaines de pages seront largement refaites. Pourquoi en 7 mois de réflexion, durant un master 2, un étudiant produirait-il 70 pages de mémoire (parfois très bonnes) et pourquoi l'année suivante, en première année de thèse, ne produirait-il rien du tout...?       <br />
              <br />
       L'écriture est une pratique. Pour bien écrire ou au moins être capable d'écrire aisément <b>il faut écrire souvent et régulièrement</b>. &quot;Penser&quot; toute sa thèse pendant trois ans et l'écrire en six mois, cela n'existe pas (cela n'existe pas au plan statistique : sans doute quelques génies y parviennent-ils, mais nous n'écrivons pas ici pour les candidats géniaux qui se débrouillent toujours). Les étudiants, surtout eux, car leur avenir en dépend, doivent avoir conscience de divers aspects pratiques de l'exercice qu'est l'écriture. On parle ici de l'écriture qui comporte un peu de créativité et non de celle qui se limite au <span style="font-style:italic">reporting </span>(d'une décision de justice, d'une loi que l'on résume en 10 pages alors qu'elle en fait 150 ; cette écriture purement technique ne présente pas la difficulté du traitement approfondi d'un sujet).       <br />
              <br />
       En clair et simple : être perdu dans ses pensées et réflexions sans écrire, quand on a à écrire un mémoire ou une thèse, en se privant du support des premières dizaines de pages, c'est souvent être perdu tout court. Les réflexions, pensées et idées ne doivent pas perdre l'auteur. Car si elles perdent l'auteur, il perdra ses pensées, s'embrouillera, et finalement et probablement ne produira rien, n'écrira rien.       <br />
              <br />
       <b>L'écriture, une forme de pensée</b>       <br />
              <br />
       Au fond et en méthode, penser sans écrire est en partie un leurre ; sauf exception, les penseurs laissent des écrits, sinon ils ne sont pas connus comme des penseurs. Ecrire est plus qu'une condition historique. On peut considérer qu'écrire est une forme aboutie de la pensée ; sans écrit qui permet de reprendre les idées, leurs articulations, on manque souvent de pouvoir approuver ou désapprouver. En somme, penser c'est écrire. On le constate au pied du mur. Au moment d'écrire on réalise que c'est finalement à chaque paragraphe, toutes les dix lignes, qu'on doute du propos que l'on imaginé simple, vrai voire cinglant. Ecrire conduit à réexaminer la moindre de ses pensées, ce qui prend alors du temps.       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi une thèse ne s'écrit généralement pas en quelques mois. Il faut déjà de nombreux mois pour exécuter matériellement l'écriture mais, de surcroît, poser ses idées renvoient à des doutes qui appellent des vérifications ou approfondissements auxquels on n'avait pas... pensé. Tout est dit. L'écriture prend du temps parce qu'elle est, en soi, une forme de pensée. Une pensée concrète, appliquée à la page.        <br />
              <br />
       L'échec de l'écriture est connu qui confirme la difficulté de l'exercice. Nombre de projets se terminent au motif que des documents ont été perdus, ou que le projet lui-même à été détruit, ce qui devient peu crédible avec la multiplication des supports dont le ciel (<span style="font-style:italic">cloud</span>) lui-même, mais il ne s'agit que du ciel numérique. L'abandon d'un projet d'écriture est généralement une défaite douloureuse. Il faut en retirer que le métier de la pensée écrite (formule) ne convient pas à tous, c'est tout. OU, plus exactement, c'est que l'écriture suppose des forces intellectuelles mais également le sens pratique de les organiser.        <br />
              <br />
       <b>L'écriture, fruit de pratiques concrètes</b>       <br />
              <br />
       Ces remarques amènent à notre propos final : certains échecs d'écriture tiennent à une mauvaise organisation sachant que les recherches supposent des pratiques régulièrement observées... . Lire vite et de nombreux documents. Les annoter ou résumer aussi vite. Ne pas perdre ses écrits, ne pas perdre ses sources, ne pas perdre ses photocopies, ne pas perdre ses bouquins et leurs annotations. Si possible classer le tout, ou en tout cas savoir qu'on les a, même mal classés, pour les retrouver.        <br />
              <br />
       Il faut avoir les pieds sur terre pour pouvoir avoir le nez pointé vers le ciel et l'esprit dans les hautes sphères.        <br />
              <br />
       L'organisation de la journée, non moins que celle des mois, est essentielle : se lever le matin (même les astrophysiciens ne veillent plus la nuit pour observer le ciel) pour exécuter une journée organisée. On sait qu'on ira en BU retirer un livre et en prendre la substantifique moëlle.        <br />
              <br />
       L'observation est aujourd'hui naïve puisque la documentation est en ligne ; mais nombre de sources anciennes ne sont pas en ligne et supposent de se déplacer. Connaître les rayons de bibliothèques demeure une nécessité. Ils permettent parfois mieux que Google de trouver un angle de la matière. Rechercher de la documentation c'est encore souvent rechercher en BU.       <br />
              <br />
       La pratique de la lecture est ensuite déterminante. Il faut lire vite et surtout trouver dans les ouvrages les points essentiels pour le sujet à traiter. Celui qui lit de A à Z les documents qu'il retire se condamne, sauf s'il a une capacité de lecture exceptionnelle (laquelle est généralement meilleure chez les femmes) et qu'il va à la vitesse de la lumière. En général, le chercheur qui va se transformer en auteur doit trouver les pages qui l'intéressent et purger en quelques heures l'intérêt d'un document.        <br />
              <br />
       Cela ne vaut pas si le document fait 500 pages et qu'il est en plein cœur de votre sujet : celui-là, vous y dormirait plusieurs fois dessus au cours des mois qui suivent.        <br />
              <br />
       Ce travail de recherche doit se compléter d'un travail &quot;administratif&quot; : renseigner sa bibliographie et voir à quel endroit on citera la première fois la source retirée et traitée. Cela ne sera plus à faire. On peut même introduire à cet instant un résumé qui sera ensuite éclaté au gré des besoins ou lui-même encore résumé de 15 lignes à 3 lignes. La recherche exige une grande capacité de synthèse, bien plus grande que celle des notes de synthèse pratiquées pour les examens et concours.       <br />
              <br />
       Le fond alimentera en permanence la forme du document. En découvrant un auteur original et récent, vous serez amené à créer et écrire un &quot;d)&quot;, une nouvelle page en trois paragraphes, après les trois autres auteurs (a, b, c,) dont vous avez exposé l'opinion pour, ensuite, discuter et trancher à votre tour le problème exposé. Pareillement, les nouvelles lois supposent d'être si possible visibles tout en se fondant dans votre discours (la loi qui change tout pose un problème de fond d'envergure qui n'est plus une question de pratique de l'écriture).       <br />
              <br />
       Le fond influence aussi l'écriture : dans les sciences sociales, la plupart des recherches se réalisent en découpant le sujets en divers thèmes. Il faut donc établir un plan provisoire pour dégager quelques thèmes sur lesquels écrire. A nouveau, même si ces lignes sont provisoires, elles permettent de s'approprier le sujet, de l'ancrer dans sa pensée.       <br />
              <br />
       Ce lourd travail doit enfin être &quot;managé&quot; pour donner un planning. Il faut s'imposer des délais pour traiter un thème, pour écrire la section ou le chapitre en question. Ainsi, de mois en mois, les pratiques donnent des lignes, des pages et des parties d'ouvrages. L'écriture est un construit.       <br />
              <br />
       Dans ce cheminement, les idées seront un phénomène accélérant ou dynamisant l'écriture. Mais sur elle, c'est le silence, du moins en droit... voilà de quoi un nouveau billet à... écrire !       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hervecausse.info/Pratique-de-l-ecriture-une-pratique-de-la-theorie--ecrire-un-memoire-ou-une-these-ou-autre-chose_a1179.html</link>
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   <title>Master 2 Droit des Affaires (Droit bancaire et financier-DBF) : Un Premier Cours.</title>
   <pubDate>Thu, 23 Aug 2018 21:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hervé CAUSSE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Droit bancaire-monétaire]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/23045009-25493020.jpg?v=1529139500" alt="Master 2 Droit des Affaires (Droit bancaire et financier-DBF) : Un Premier Cours." title="Master 2 Droit des Affaires (Droit bancaire et financier-DBF) : Un Premier Cours." />
     </div>
     <div>
      <b>Plan de cours. </b>       <br />
              <br />
       <b>Droit des institutions et des professionnels        <br />
       (Master 2 Droit des Affaires, Parcours Droit bancaire et financier), Semestre 1</b>       <br />
              <br />
       Les étudiants retrouvent dans mon ouvrage l'essentiel de mon cours sur le monde de la finance (c'est aussi vrai pour le Cours Droit de l'investissement). Il suffit de savoir se servir du plan et de sélectionner en 3 ou 4 passages les 150 pages utiles.       <br />
              <br />
       Plus de 30 ans de publications et de réflexions sur le domaine me permettent :        <br />
       - de partir de la réalité publique de la régulation,        <br />
       - de passer par une vingtaine de réalités techniques (sources du droit, analyses contractuelles, analyses des pouvoirs, problématique des sanctions de régulation... la vraie justice des secteurs régulés), <b>l'essentiel du cours, </b>       <br />
       - et d'aller jusqu'à une problématique de politique internationale de la finance (pourquoi le bitcoin n'est pas une monnaie pour en devenir une toutefois de jour en jour...).       <br />
              <br />
       L'essentiel du cours permet de faire un A/R des institutions aux opérations, ce que la doctrine fait mal. Pour cette raison, les étudiants se documentent. le cours ne consiste pas à délivrer des généralités dans un &quot;powerpoint&quot; aussi clair et coloré que creux.        <br />
              <br />
       Le cours est toujours ouvert : les questions sont de droit pour les étudiants (et pour le professeur).       <br />
              <br />
       - Analyse politique de la Régulation       <br />
       Synthèses utiles :       <br />
       * les institutions nationales et européennes         <br />
       * les normes de ces institutions       <br />
       * les missions de ces institutions       <br />
       Conclusion par rapport aux pouvoirs exécutif, législatif et à l'autorité judiciaire.       <br />
              <br />
       - Rappel sur les établissements de crédit (conditions d'agrément, organisation internes, métiers/activités)       <br />
              <br />
       - Les banques centrales (exemple de la BCE et la BdF ; vue sur le BoE - <span style="font-style:italic">Bank of England</span>)       <br />
              <br />
       - Les diverses entités régulées (banques..., société de crédit-bail, société de caution mutuelle..., le EI, EP, EME...)       <br />
              <br />
       - Les entités régulées atypiques (Banques coop et mutualistes, Caisse de crédit municipal)       <br />
              <br />
       - Les entités financières publiques régulées (CDC, BEI, AFD, Groupe Banque publique d'investissement)       <br />
              <br />
       - Les divers intermédiaires (IOB-SP, CIF, Agents liés...)       <br />
              <br />
       - Les trente métiers du banquier ou la complexité de sa régulation       <br />
              <br />
       - Les syndicats professionnels       <br />
              <br />
       - Les administrations d'Etat (ministères, ministre, Haut conseil de la stabilité)       <br />
              <br />
       - Les services nationaux (TRACFIN, Agence de participation, Agence France Trésor)       <br />
              <br />
       - Les administrations déconcentrées (DGCCRF ou DIRECTE)       <br />
              <br />
       - Les pouvoirs de l'ACPR       <br />
              <br />
       - Les pouvoirs de l'AMF       <br />
              <br />
       - Les commissions de sanctions ACPR et AMF : procédures et sanctions        <br />
              <br />
       - Les émetteurs de titres (SA/SE et entités publiques)       <br />
              <br />
       - Les entreprises de marchés (Euronext, &quot;la bourse&quot; ; sujet repris dans le cours Droit de l'investissement du second semestre).        <br />
              <br />
       - L'avenir de la finance (et du DBF) : G 20, Comité de Bâle (Banque des règlements internationaux, FMI ou autre ?       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Master 2 Droit bancaire et financier (DBF) : Stages, Cours, Conseils et Autres vues.</b>       <br />
              <br />
       Cette note du moi de mai est recyclée afin de mettre en tête le cours ci-dessus... Le propos était celui qui suit.       <br />
              <br />
       La sélection du Master 2 Droit bancaire &amp; financier de l'Ecole de Droit de Clermont-Ferrand donnera cette année une promotion d'étudiants très motivés. Ils ont le plan d'un de mes cours ci-dessous. Ces étudiants auront des ambitions parfois différentes, ce qui est normal. Mais ils auront un point commun : comprendre parfaitement le droit des affaires pour saisir totalement le droit de l'argent - le DBF.        <br />
              <br />
       Pour un étudiant, la connaissance du droit de l'argent permet d'envisager de collaborer avec les plus prestigieux acteurs de la vie économique. Si l'étudiant est impliqué : il doit apprendre et se faire une culture juridique et financière.       <br />
              <br />
       Sur ce blog, Direct Droit, 400 notes sur la matière peuvent déjà beaucoup vous apprendre. L'information sur les réseaux sociaux importe surtout quand elle vient d'un auteur connu, d'un professionnel reconnu ou d'une institution.        <br />
              <br />
       Attention au bla-bla creux. Sachez trouver les dispositions légales si on ne les cite pas, et allez les lire quand on vous les donne. Vive le Code monétaire et financier, le Code de commerce et le Code civil ! Les étudiants parviennent parfois à rédiger une copie entière en ne citant aucune disposition légale !        <br />
              <br />
       Le M2 est la dernière chance de corriger certains gros défauts car les entités professionnelles, elles, ne peuvent pas tolérer l'absence de rigueur et les opinions sans fondement précis et cité.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les entités intéressées par les juriste DBF - droit bancaire et financier</span>       <br />
              <br />
       La majorité des juristes DBF ne sont pas dans les banques : trente autres sortes d'entités ont besoin de spécialistes de droit de l'argent et des titres. Naturellement, le Barreau reste demandeur, mais la préparation de l'examen national d'entrée dans une Ecole d'avocats demande du temps, des mises à jour spéciales et de la concentration. Il faut sans doute choisir, même si le droit commun des contrats et le droit des affaires sont la base du master.       <br />
              <br />
       Le monde des start-up dite de la FinTech a un grand besoin de juristes DBF. Le jeune juriste a alors besoin de connaître toute la finance quand il conseille un établissement de paiement, un établissement de monnaie électronique, un conseiller en investissement participatif...       <br />
              <br />
       Les grandes entreprises, notamment celles cotées, ont un service avec des juristes DBF soient pour le marché financier soit pour assister une salle des marchés...       <br />
              <br />
       Les étudiants ont des réflexes conservateurs et pensent trop aux 7 grandes banques. Le cours de 1er semestre sur les professionnels et institutions ouvre les esprits à des entités autres que les 7 grandes banques françaises, quoiqu'il ne faille pas les oublier.        <br />
              <br />
       La Finance est, demain matin, la moitié de l'économie, même les entités publiques ont besoin des spécialistes. En effet, la circulation des titres et les flux financiers relèvent du droit privé et de mécanismes et concepts de droit privé. L'Agence française du développement signalait hier ses besoins... je crois déjà en parler en M1... qui le retient à de l'avenir...       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">L'acquisition en cours de la spécialité jusqu'à fin mars </span>       <br />
              <br />
       Cette expertise exige de l'étudiant de s'y préparer dès avant la rentrée. Cette expertise découle  des enseignements, notamment services d'investissement, analyse financière approfondie, sûretés approfondies, contentieux bancaire et financier... Ces cours de spécialisation du second semestre ne permettent pas de commencer en entreprise avant la fin de ces 150 heures de spécialisation.       <br />
              <br />
       Les enseignements exigent lectures et implication. Le M2 DBF ne repose pas sur quelques cas pratiques qui donneraient une illusion de compétence aux étudiants (quoique des cas seront montés, par exemple en contentieux bancaire et financier). La pratique est bien transmise que dans un milieu pratique, on oublie parfois les évidences.        <br />
              <br />
       En revanche, pour tout ce qui touche à l'argent, le bagage de connaissances, de références et de culture de la finance exige une année de Master 2.        <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les stages : avis aux recruteurs et aux étudiants</span>       <br />
              <br />
       Les stages pourront commencer dès le mois d'avril pour 6 mois (jusqu'à fin septembre), un premier stage court peut se concevoir en cours d'année pour préparer le stage long. J'espère que les grandes entreprises qui peuvent programmer l'arrivée de leurs stagiaires le feront en donnant dès octobre les indications utiles.        <br />
              <br />
       Les services de ces entreprises signaleront à l'équipe du Master 2 DBF les profils de stagiaires qu'ils recherchent, il est alors possible de profiler l'étudiant en l'orientant ; cela se fait utilement 3 mois avec le début du stage. L'expérience montre que les entreprises ne peuvent pas se passer des meilleurs étudiants : ceux qui étaient profilés et qui ont bien accompli leur mission. Ils sont embauchés.       <br />
              <br />
       Les étudiants doivent savoir qu'ils peuvent chercher des stages aux missions plus vagues (juriste d'entreprise ou juriste d'affaires) ; l'étudiant est libre ; vouloir &quot;faire un peu de tout&quot; peut se comprendre, mais le risque est de faire un peu de tout et beaucoup de rien, soit de ne pas être indispensable.       <br />
              <br />
       La force des étudiants cherchant un stage ou un premier emploi sera d'afficher déjà une spécialité qui leur permettra d'être performant en entreprise. Même s'ils ne trouvent pas dans cette spécialité, le recruteur constatera que l'étudiant est capable de se spécialiser.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les débouchés à partir d'une véritable spécialité</span>       <br />
              <br />
       On donne quelques idées : juristes e-banking, juriste conformité &amp; compliance, juriste financement et sûretés, juriste ingénierie financière (haut et bas de bilan, gestion des groupes), juriste crédit à la consommation, juriste contentieux, ingénierie juridique et fiscale de gestion de patrimoine...       <br />
              <br />
       La mode impose de mentionner &quot;juriste activités numériques financières&quot;, ce qui suppose tout un travail pendant l'année pour se profiler (se renforcer). Le Master est à la pointe sur les questions les plus à la mode (blockchains et ICO).       <br />
              <br />
       Les étudiants qui veulent s'intéresser à la fiscalité le pourront en suivant le DU de Droit fiscal. La belle opportunité de la fiscalité bancaire et financière a trop rarement été choisie. Or, les cabinets de conseil qui traitent la fiscalité bancaire ne peuvent pas accueillir les seuls étudiants de 2 ou 3 formations parisiennes.       <br />
              <br />
       Les étudiants peuvent également se tourner vers les assurances qui ont la même logique que les établissements de crédit et les mêmes flux à gérer (titres et monnaie dans des comptes...).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Des étudiants choisissent le mémoire</span>       <br />
              <br />
       Des étudiants choisissent le mémoire, le cas échéant pour continuer en thèse. Ils sont actuellement peu nombreux à cette voie qui reste largement ouverte. L'assise du droit de l'argent est le droit commun et le droit commercial. des sujets classiques peuvent être envisagés comme des sujets à la mode ou très à la mode.        <br />
              <br />
       Un doctorat sur un sujet &quot;service de paiement&quot; ou &quot;service d'investissement&quot; assure à mon sens un emploi si l'étudiant est devenu un véritable spécialiste et qu'il s'est rapproché des problèmes réels de la matière. Certains étudiants ont parfois le défaut des publications universitaires qui parlent de questions qui ne se posent guère ou qui n'opinent pas pour régler un problème.       <br />
              <br />
       Les professionnels demandent parfois un doctorant en CIFRE (mi-temps en entreprise, mi-temps à écrire la thèse en rapport étroit avec le directeur de thèse). Curieusement, je n'ai pas toujours les esprits affûtés à engager sur un tel projet.       <br />
              <br />
       C'est vers ce type de missions que je me tourne aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Je laisse la direction de ce master. Si on ne fait rien de sérieux dans une Fac en moins de 5 ans, 10 ans autorisent à adapter la mission et à travailler autrement. Mon implication dans le master se raffine seulement.       <br />
              <br />
              <br />
       _____________________________________________________
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/23045009-25493358.jpg?v=1529139426" alt="Master 2 Droit des Affaires (Droit bancaire et financier-DBF) : Un Premier Cours." title="Master 2 Droit des Affaires (Droit bancaire et financier-DBF) : Un Premier Cours." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hervecausse.info/photo/art/imagette/23045009-25493020.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hervecausse.info/Master-2-Droit-des-Affaires-Droit-bancaire-et-financier-DBF-Un-Premier-Cours_a1557.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hervecausse.info,2026:rss-2450052</guid>
   <title>Le rapport de stage. Un exercice accessible pour l'étudiant mais souvent décevant pour le lecteur... jusqu'à la soutenance dudit rapport.</title>
   <pubDate>Sat, 16 Jul 2011 12:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hervé CAUSSE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Méthode, le coin des étudiants]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/2450052-3438175.jpg?v=1310815566" alt="Le rapport de stage. Un exercice accessible pour l'étudiant mais souvent décevant pour le lecteur... jusqu'à la soutenance dudit rapport." title="Le rapport de stage. Un exercice accessible pour l'étudiant mais souvent décevant pour le lecteur... jusqu'à la soutenance dudit rapport." />
     </div>
     <div>
      Avec la fin de 5e année et souvent la fin des stages, se profile le rapport de stage. Pour le domaine juridique, il intéresse également les élèves-avocats, les futurs notaires... Se pose alors la problématique du rapport de stage. Quand un exercice est facile, on échoue parce que l'on a senti que c'était facile : on n'a pas pris assez garde. Quand un exercice est difficile, comme souvent le mémoire, on échoue parce que c'était objectivement difficile : on a pris trop à coeur en se tétanisant, on a pris trop garde. Il convient donc de prendre un peu de recul et de n'être ni trop décontracté, ni tétanisé, le cas échéant en vérifiant bien les termes des textes (lois, décret) qui organisent le stage, parfois cela peut aider, même si la pratique ou l'usage d'un lieu ne sont pas inutiles. Le tout vise à éviter les &quot;gros défauts&quot; du rapport de stage.       <br />
              <br />
       Le stagiaire a souvent des défauts stéréotypés qu'il déploie dans son rapport :        <br />
              <br />
       - sur l'organisme qui l'accueille il parle de choses peu intéressantes ;       <br />
       - sur le métier découvert ou à découvrir il persiste dans les banalités ;       <br />
       - sur les tâches accomplies il prend les plus ordinaires et ne sait guère trier ;       <br />
       - sur les épreuves rencontrées et surmontées il est plus que banal, vague : il avoue sans trop savoir détailler et analyser : &quot;j'ai beaucoup progressé&quot;.       <br />
              <br />
       Un bon rapport de stage c'est d'abord développer des traits qui brideront ces défauts, contrairement aux airs de méthode qu'on a pu vous chanter, qui vous imposeraient un modèle trop rigide, un rapport sincère et personnel, qui creuse un peu (au moins les quatre aspects précités). La sincérité signifie que vous devez noter et expliquer ce qui vous a marqué, et ce doit être tempéré par ce qui est objectivement intéressant et important, et qui vous a moins marqué, moins plu.       <br />
              <br />
       En vérité, comme tout exercice, le rapport démontrera la capacité du &quot;rapporteur&quot; à s'adapter ; sous l'aspect d'un exercice convenu et banal, on pourra parfaitement mesurer les capacités d'intelligence pure, de pertinence et d'implication de l'auteur. Ecrire, c'est se montrer et se montrer tel que l'on est ; bien plus qu'un affichage, c'est l'humilité de confier et montrer ses limites. Le rapport vous montre et laissera inévitablement percevoir vos limites.        <br />
              <br />
       Le rapport contient un piège &quot;paradoxal&quot; ; l'exercice qui n'est généralement pas difficile, trahit par la facilité dans laquelle il laisse tomber le stagiaire. Vous pensiez que la théorie abstraite de la mesure de votre &quot;niveau&quot; allait cesser avec le rapport de stage : vous vous êtes trompé. Le lecteur impliqué, au moins lui, contrôlera encore toutes les facettes de vos aptitudes. Vous pourrez vous faire attraper sur votre naïveté, vos faiblesses techniques (manque de savoir), vos erreurs méthodologiques (erreur de logique), votre culture générale faible... Le rapport est tellement dépourvu de difficulté précise (raconter ce que vous avez fait pendant quelques semaines ce n'est pas sorcier) que c'est justement cela qui devient la difficulté.       <br />
              <br />
       Comme toujours pour l'écriture, il convient d'aller vite sur les choses qui s'entendent et d'être plus long sur ce qui est original, important, difficile ou nouveau. Voilà pourquoi nombre de personnes n'écrivent pas, elles ne parviennent pas à évincer ce qui est sans intérêt et, peut-être encore moins, approfondir ce qui doit l'être. La consigne suffit-elle ? Non. Certains estimeront à tort qu'un service d'entreprise qui a 20 ans est nouveau... d'autres, ignorants, verront un service original quand ice existe dans une entreprise sur trois... Les consignes de méthodes permettent de s'orienter, la méthode ne donne pas le contenu !       <br />
              <br />
       Tout est également affaire de niveau. On présente rapidemment ce qu'est un notaire dans un rapport de stage fait par un étudiant de 4e année de droit destiné à des juristes qui savent ce qu'est un notaire ! C'est plus long pour un rapport de stage d'un étudiant en commerce de 2e année. Cela devient le seul sujet pour un étudiant de lycée qui découvre le monde de l'entreprise ! Ce dernier ne va pas théoriser sur l&quot;hypothèque rechargeable, quand on pourra le souhaiter d'un étudiant en droit de fin d'études. La mesure et le bon sens font partie de la méthode qui, pour donner un cadre et un ordre, ne donne qu'une part de l'intelligence.       <br />
              <br />
       En une phrase on ne purgera pas la difficulté principale, et qui dépend de l'Ecole ou Université qui vous demande le rapport de stage. La principale difficulté, de fond, est celle de savoir la part faite à l'organisme (sa structure, son activité, ses dirigeants...) et la part des taches accomplies. Un vrai stage de préparation à un métier doit démontrer que vous avez exercé partie du métier ; le rapport devra donc comporter, en Droit, un cas ou un acte démontrant votre implication et votre art. Il sera préférable choisir un cas original et non le cas qui a été vu cent fois par le lecteur : mettez-vous un peu à la place de ceux qui lisent.       <br />
              <br />
       La forme est également importante. Voyez la couverture, déjà il y a une imperfection : stage effectué chez Maître Jean TRUC, avocat ; stagiaire MACHIN Mélanie. Mais ! Comment écrit-on un nom : le prénom avant ou après ? Avez-vous lu des romans de ZOLA Emile ou de Emile ZOLA ? Ah le bon sens ! Les bacs + 7 l'ignorent souvent, autant dire qu'il y aura avantage à montrer à tous niveaux d'études que l'on sait...        <br />
              <br />
       670
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hervecausse.info/photo/art/default/2450052-4479487.jpg?v=1310815489" alt="Le rapport de stage. Un exercice accessible pour l'étudiant mais souvent décevant pour le lecteur... jusqu'à la soutenance dudit rapport." title="Le rapport de stage. Un exercice accessible pour l'étudiant mais souvent décevant pour le lecteur... jusqu'à la soutenance dudit rapport." />
     </div>
     <div>
      Dès la couverture, un a oublié le maître de stage, l'autre l'entreprise, l'autre l'année... et dès les premières pages on pourra vérifier si l'individu sait exposer et écrire ou s'il ne le sait pas. La chose se vérifiera jusqu'à la dernière page : les annexes ont-elles été numérotées ou marquées par une lettre ? De façon à voir où est l'annexe &quot;C&quot; et ou commence l'annexe &quot;B&quot; ? Ont-elles fait l'objet, ces annexes, d'une page de présentation avec leur intitulé ou toute mention utile ou pratique ? Ou bien le client se fiche-t-il de tout cela...? Incapable de percevoir cet intérêt pour l'autre, le lecteur, incapable de pertinence, de pragmatisme ou trop capable de négligence...       <br />
              <br />
       Voilà quelques remarques qui devraient se compléter de conseils sur la soutenance, qui peut vous sauver s'il y a eu des maladresses. Cela peut être l'occasion de carrément rectifier une phrase intenable, plus souvent de confirmer qu'il y a une équivoque et que la phrases méritait un mot d'explication purgeant l'équivoque. La soutenance est enfin le moment de montrer que l'on maîtrise son sujet. Quel étonnement de voir arriver des élèves avocats qui ont fait six mois de stage, écrit un rapport, appris un métier avec 5 feuilles noircies. C'est qu'ils liraient, les bougres, si vous ne les en empêchiez pas ! Le seul fait d'arriver avec leur feuilles (et de les consulter !) prouve leur incapacité à parler 8 minutes d'un sujet qu'ils sont par hypothèse sensés connaître sur le bout de leurs doigts : c'est leur stage !        <br />
              <br />
       Comment être avocat, ou titulaire d'un master 2, cadre dans une entreprise, si on ne sait pas parler d'un sujet que l'on connaît pendant 8 minutes sans une pile de papiers - dans laquelle du reste on a toutes les chances de se perdre ?!       <br />
              <br />
       La soutenance peut aussi être le moment où l'on dit des choses ; mais là aussi, le bon stage c'est un peu celui que le stagiaire a su trouver. Sans un brin de débrouillardise (mais il est vrai que le &quot;piston&quot; et les privilèges existent), pour trouver un bon stage, un bon maître de stage, il sera difficile de faire un bon rapport. Enfin, il sera possible à l'oral de confier à mots couverts que votre maître de stage vous a mis dans un placard que le photocopieur coinçait la porte en sorte que vous ne pouviez pas sortir. Décidément, la pertinence et l'intérêt du stage se saisissent déjà quand on sollicite les organismes que l'on souhaiterait découvrir...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hervecausse.info/Le-rapport-de-stage-Un-exercice-accessible-pour-l-etudiant-mais-souvent-decevant-pour-le-lecteur-jusqu-a-la-soutenance_a431.html</link>
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