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Brèves
13/08/2010
"Vol" informatique d'une banque britannique, les voyous "investissent" véritablement les systèmes informatiquesHervé CAUSSE
12/07/2010
Eloge du "monopole boursier" : à propos de quelques confusions et réactions (la MIF est déjà en révision !). Remarques sur un édito de M. VITTORI (Les Echos).Hervé CAUSSE
26/06/2010
Ruinez-vous, mais soyez informé ! Vive les paris en lignes dit la loi, que l'arrêté vous invite à éviter !Hervé CAUSSE
05/06/2010
Quand l'informatique de la bourse Euronext-Nyse s'emballe, le système qui fait le contrat est souligné ("Les concepts émergents de droit des affaires", éd. Lexis, mai 2010)Hervé CAUSSE
05/05/2010
Dès le 19 février dernier on tirait la sonnette d'alarme sur le problème GREC. La BCE et le SEBC premiers responsables ?!Hervé CAUSSE
18/04/2010
Deux articles de ce blog dépassent les 20 000 consultations, un signe d'édition ?Hervé CAUSSE
20/03/2010
Dette Grecque : l'Europe, l'Euro-groupe et la BCE ne parviennent pas à sortir une solution. Selon Le Monde, "M. Barroso propose des prêts bilatéraux pour aider la Grèce"Hervé CAUSSE
27/02/2010
Le site LOCUTIO.NET pour retrouver les maximes juridiques latines, entre autres chosesHervé CAUSSE
22/02/2010
Trois économistes (LORENZI, de BOISSIEU et JACQUILLAT) pour un enterrement des sciences économiques ("A quoi servent les économistes ?", La Tribune, 19 fev. 2010, p. 13)Hervé CAUSSE
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Télésurveillance et AssuranceLe contrat de télésurveillance pose des problèmes d'assurance. Le client doit déclarer son sinistre au plus vite. Le télsurveilleur le lui impose car l'assureur de ce dernier fait de même.
Comment bien rédiger la clause de déclaration de sinistre à l’entreprise de télésurveillance ?
L’abonnement de TLS comporte systématiquement une clause obligeant le client, en cas de sinistre, à déclarer à l’entreprise de surveillance, par lettre recommandée « AR », tout sinistre et ses circonstances dans un bref délai (en général quelques jours). L’entreprise de TLS stipule cette clause car son assureur exige d’être au courant du sinistre, pour préserver ses droits, le plus tôt possible. Le problème de la sanction de cette obligation se pose. Si le client sinistré ne fait pas sa déclaration, est-il déchu de ses droits d’assurés ? La Cour de cassation a eu à répondre à cette question en 2003 à propos d’une clause de contrat qui ne stipulait pas explicitement la déchéance. Ce défaut de précision implique, selon la Haute juridiction, qu’il n’y a pas de déchéance. La leçon peut s’arrêter là ; certains apprécieront d’avoir les circonstances précises de l’affaire qui a donné cette solution. Une Société Rhône-Alpes Blanc (SRAP) avait souscrit auprès de la société d'assurances MGA une police multirisques garantissant le vol, sous réserve de l'installation d'un système d'alarme. Un contrat d'abonnement de télésurveillance avait donc été conclu avec la société France réseau télésécurité (FRT) dont le dispositif de détection s'est révélé inefficace. L'assureur MGA a acquitté le montant de l'indemnité due à son assurée, la SRAP. L’assurance a ensuite exercé, en sa qualité de subrogé (l’assureur vient toujours aux droits de son assuré), son recours à l'encontre de la société de télésurveillance FRT. L'arrêt de la cour d’appel a déclaré l'action de l'assurance MGA irrecevable car la SRAP n’avait pas déclaré son sinistre à FRT, comme une clause du contrat de TLS l’y obligeait. Cet arrêt a été attaqué devant la Cour de cassation. La Cour constate que le contrat précisait que "en cas de sinistre, l'abonné devra impérativement en informer le prestataire par lettre recommandée avec accusé de réception dans les 48 heures de celle où il en a eu connaissance. Cette lettre devra préciser les circonstances du sinistre et en comporter la description...". La cour d’appel observait que le défaut d'envoi par l'abonné de ladite lettre, en ce qu'elle devait permettre au prestataire de préserver ses droits et de prendre toutes mesures de sauvegarde dans le cas où l'abonné entendrait engager sa responsabilité, rendait l'assureur subrogé dans les droits de l'abonné irrecevable à agir. La cour d’appel en avait donc déduit qu’à défaut dé déclaration il y avait déchéance du droit contre le télésurveilleur (et donc contre son assurance). La Cour de cassation considère qu'en statuant ainsi, alors que la clause ne prévoyait pas de façon expresse ou non équivoque la sanction de déchéance, la cour d'appel a dénaturé le contrat, en y ajoutant des stipulations qui n'y figuraient pas. Elle a violé l’article 1131 du code civil qui fonde tout le droit des contrats. C’est dire que la Cour de cassation souhaitait voir la société de télésurveillance être condamnée à payer les dommages liés au vol. Tant pis pour elle si sa propre assurance responsabilité civile professionnelle ne la couvrait pas (elle n’avait pas pu déclarer son propre sinistre à son propre assureur) ! La société de télésureveillance se devait de correctement rédiger son contrat de TLS ! On notera que la société de télésurveillance a pu se retrouver coincée entre deux assureurs qui, eux, savent parfaitement comment doivent être rédigés les contrats de TLS… Lundi 4 Septembre 2006
Lu fois
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