hervecausse
Repères
19/07/2021

"Obligation vaccinale", l'expression fâcheuse qui fâche !

L'expression "obligation vaccinale" est sortie du contexte des hôpitaux à raison d'une résistance inattendue des personnels de santé, ce qui est une question professionnelle et très spéciale - avec des risques particuliers pour les personnels, soignants ou non, et les patients (quels que soient leurs pathologies). Un célèbre professeur de médecine marseillais, à qui on net tord pas le bras pour lui tirer une parole, a ainsi déclaré être pour cette obligation dans ce contexte très spécial.

Sinon, il n'a jamais été question, à proprement parler, de forcer la population. Je n'ai jamais compris cela. L'expression "obligation vaccinale" est donc fâcheuse pour seulement désigner le fait que les personnes non-immunisées (naturellement ou par vaccin), par une nouvelle loi,pourront accéder à certains lieux publics à la différence des autres qui, elles, seront objectivement dans une situation autre. Cette objectivité chasse a priori la discrimination. Ainsi et encore, la question de l'inviolabilité du corps humain est hors de propos pour devoir être respectée, les slogans du style "mon corps m'appartient" caricaturent du reste ledit principe (allez dire au personnes incarcérées que leur corps leur appartient...).

Au Parlement d'apprécier le projet de loi, les parlementaires servent à cela, le président de la République ne vote pas la loi. C'est le gouvernement qui ici la propose, le Parlement dispose : il décide. Le tout sous le contrôle du Conseil constitutionnel et de quelques principes. La République est en place et fonctionne. Les opposants manifestent dans les rues et s'expriment toute la journée sur les réseaux sociaux, les libertés sont en place et servent. Dans les traces et signes d'effondrement que j'ai si souvent notés, ici et là, je vois aussi la force et la résistance de la République.
26/10/2020

Environ 1500 notes juridiques à trouver sur Direct Droit

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Utilisez la barre de recherche pour trouver un texte (saisir des mots différents : la recherche joue sur les intitulés d'articles) et puis les tags, plus sympathiques ? Les rubriques sont aussi utilisables. Vous pouvez aussi saisir dans Google " thème / mot+ Hervé Causse". Dix ans de référencement rendent la recherche souvent assez efficace. Vous pouvez également consulter mon CV, mais la liste n'identifie pas chaque publication (200 commentaires d'arrêts publiés chez divers éditeurs ces dix dernières années), à retrouver en synthèse dans l'édition de Droit bancaire et financier en 2022. Bonne visite.
14/04/2020

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Doctrine.fr lance un outil d'IA capable d'analyser les conclusions ! Mon tag IA est prêt.



Pour parler comme tout le monde, il faut dire que le numérique progresse. A l'heure même où la résistance à l'Université numérique rencontre un grand succès avec l'inconvénient d'effacer les possibilités nouvelles. On reviendra sur ce point car l'unanimité est inquiétante, surtout chez les juristes (et inévitable et attendue puisque le juriste est par nature conservateur).

L'ambiance palpable n'a rien à voir avec ce qui nous attend.

Doctrine.fr est connue en France pour une base de jurisprudence rapide et riche. Voilà qui ne m'intéressait pas beaucoup, sans doute à tort, mais la rapidité de la recherche ne vaut pas l'analyse.

L'IA que lance Doctrine.fr nous met sur un autre plan. Je dirai qu'on rentre dans le vif du sujet.

Comme j'imaginais en 2010 divers niveaux de systèmes (in, ouvrage collectif, Les concepts émergents de droit des affaires, 2011, Lextenso) , ce que la blockchain permet aujourd'hui, j'imagine le pouvoirs que les IA vont libérer en droit. Même si le droit demeure un petit secteur (mais il s'élargit si on voit dans la paperasserie du droit...).

L'IA proposée s'appelle "Analyzer".

L'originalité ne sert à rien quand on est le premier sur le marché, au contraire, le mot le plus ordinaire va bien s'il dit de quoi il s'agit.

Cette IA analyse les conclusions (demandes en justice, donc aussi les assignations...), entendez : elle traduit et rend accessible les références qui sont faites par l'adversaire. Donc la doc vous revient en pleine figure, celle citée et peut-être celle qui aurait pu être citée... ou dû être citée.

Les métiers juridiques vont changer. Comme les autres. Ils vont exiger de subjuguer les outils d'IA, ce qui pour le juriste impose toute une réflexion sur la pensée humaine ancrée à la langue naturelle - aux mots.

Heureux sont ceux qui ont des diplômes sur le Numérique et le personnel pour les faire tourner.

Tout ou presque pourrait changer en quelques années.




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Vendredi 19 Juin 2020
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