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Repères

Un blog de professeur d'université. Nota bene.

La liberté d'expression des universitaires est reconnue de valeur constitutionnelle non pas parce qu'elle intéresse les chiens et les chats, mais des femmes et des hommes qui ont à s'exprimer en leur science, en leur discipline, ce qui finit souvent par déboucher par des considérations sociales et politiques et par des positions, lesquels, souvent, mettent en cause diverses autorités.
L'expression des universitaires doit être modérée et objective. En mon âme et conscience, car il n'existe aucune instance nationale de référence, ni aucun protocole, je juge que mon blog est modéré et objectif, au vu des circonstances publiquement connues. Il juge et apprécie des décisions publiques, qui sont des décisions juridiques, que le juriste doit entendre, comprendre et, sinon, qu'il est libre de critiquer. Les médias ne sont pas les seuls à informer le public.
Nous avons pu ainsi accorder au gouvernement que le confinement, sur la base de l'article L. 3131-1 du CSP, dans sa rédaction du 15 mars, était logique. La logique des analyses ici faites ne sont pas partisanes. Il est utile de le mentionner.
Des billets sont critiques. On s'attache à ce qu'ils disposent toujours de réalités juridiques justifiant nos opinions. Une analyse, peut ainsi évoquer l'épistémologie et la philosophie des sciences, laquelle est la reine de l'interdisciplinarité dont les pouvoirs publics disent l'importance dans les enseignements supérieurs. Personne ne saurait s'y soustraire, pas même la science médicale. Quand la plupart des sciences exactes s'y soumettent. La forme littéraire de l'éditorial est parfois utile après mille analyses juridiques techniques publiées, elle est la suite de la construction d'une pensée et d'une méthode. Car les méthodes sont nombreuses, ici ou ailleurs.

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Le gouverneur de la Banque de France avoue une nouvelle crise financière, cette fois européenne, comme on le disait...



On le disait il y a moins de 15 jours dans un entretien à la presse, la situation financière est difficile. On osait dire que tous les feux étaient au rouge en proposant des prélèvements démoniaques pour purger une partie de nos dettes et nous mettre à l'abri du besoin de refinancement sur le marché international obligataire (appelé marché euro-obligataire depuis 50 ans). Les banques (en technique les IFM) ont demandé à la BCE 200 milliards d'euros de liquidité sur les 5 dernières semaines, un signe de la fragilité du financement inter-bancaire et sans doute du bilan des banques - c'est un peu ce constat que nous faisions en septembre 2007 mais qui n'a pas alors empêché l'Etat, dans ce mois crucial, de gérer le quotidien... Le gouverneur de la Banque de France vient d'en convenir dans des mots qui peuvent nous inquiéter.

"SINGAPOUR (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a estimé mercredi que la situation sur le front financier "s'était considérablement aggravée en Europe et dans le monde ces dernières semaines", tout en se disant convaincu que la zone euro sortirait renforcée de la crise. "Nous assistons désormais à une véritable crise financière, qui perturbe les marchés financiers sur une grande échelle", a-t-il dit lors d'une conférence à Singapour.". Au lieu de répéter stabilité financière, les autorités auraient dû être fermes et vraiment changer les choses (ce qui encore n'aurait pas tout changé, on ne change pas un système qui n'a pas de concurrent... on l'améliore) ; il fallait sans doute un règlement de l'Union européenne valant code financier... et non des textes dans tous les sens...

La situation financière actuelle est le résultat de discours et d'analyses institutionnels qui veulent ménager les "politiques", les "régulateurs", les "candidats" à quelque chose, discours souvent approximatifs et qui, parfois, défient les acteurs des marchés au lieu de collaborer avec eux et, enfin de réformes qui sont des monstres administratifs peu clairs qui ne rassurent pas la communauté financière. A force de faire un droit formel qui se satisfait de lui-même par l'auto-célébration des régulateurs, législateurs et divers rédacteurs... Il n'y a pas que la finance qui soit malade dans notre belle Europe qui est cette fois le siège de pure difficultés financière. Un bonne politique économique c'est une bonne politique et c'est nécessairement une bonne politique législative et le juriste la voit... Pierre Mendès France nous manque...

Mercredi 30 Novembre 2011
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