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Que l'Etat paye ses profs, ses "soignants" et sa police, s'il veut maintenir la République !



Que l'Etat paye ses professeurs, ses "soignants" et ses forces de l'ordre s'il veut maintenir la République !

L'Etat est difforme et il continue son extension dans mille missions en oubliant l'essentiel, son assise, ses personnels qui sont ses seuls moyens humains : l'incarnation régalienne. Il finance désormais l'économie à l'infini ! On est en train d'inventer l'entreprise fonctionnaire ce qui stupéfie la Fonction Publique - en vérité de quoi mettre tout le pays en faillite. Les agents sont oubliés et, de ce fait, souvent peut-on penser, il peuvent moins s'impliquer.

Evidemment, si l'hôpital était fort et les citoyens davantage citoyens (grâce à l'école) la crise sanitaire serait moins grande et il n'y aurait pas de crise de l'hôpital ! Et la police pourrait chasser les terroristes sans avoir à faire la police des masques et des mains propres parce que personne ne semble rien comprendre à rien (tout en intellectualisant sur la gamme complotiste). Tout cela commence par la paye.

La rémunération est à la fois une réalité sociale et individuelle.

Au plan social, le statut social qu'assure la rémunération permet aux citoyens d'apprécier l'importance de la mission, elle permet également de faire de bons recrutements.

Au plan individuel, la rémunération motive personnellement, c'est évident, mais il y a plus : l'agent bien rémunéré a une conscience plus précise et pointue de sa mission et de son importance.

Or l'Etat prend ses agents pour des imbéciles (détail mais exemple : on a appris que la seule prime que les universitaires ont, dite de recherche mais en rien lié à la recherche (...), de 1 200 euros, sera de 6 000 en... en... 2027 !). On sait les effets de la situation, ainsi, l'université française vient ainsi d'être ridiculisée par le prix Nobel de chimie attribuée à une française de Berlin !

La prime octroyée aux soignants me semble également ridicule, du reste on voit le résultat hallucinant.

Le personnel soignant manque alors que nous avons des millions de chômeurs ?! C'est ubuesque !

Dans le même temps, les règles budgétaires ont sauté avec la crise sanitaire, et il faudra bien reprendre au plan de l'Union européenne la question du Traité de stabilité de 2012. Personne ne le dit ?! L'Etat semble sans tête ! Pour ma part, je crois qu'il faut compter et qu'il faut des règles, mais quand les pratiques et cadres juridiques démentent les règles, il convient de refaire les règles sinon c'est l'anarchie.

Il est temps que l'Etat soient ailleurs cohérent. Il doit cesser d'inonder ses agents de textes et être d'une lâcheté confondante en promettant tout au public (l'électorat) et en jetant souvent ainsi ses personnels en pâture ; qu'il fasse le ménage dans les ministères où mille personnes expliquent à deux millions de personnes ce qu'elles ont à faire - et souvent sans beaucoup l'avoir fait elles-mêmes !

Que l'Etat fasse confiance à ses agents, ou bien qu'il les change ! L'Etat peut et doit contrôler ses agents, mais en interne et d'abord par un management clair, ce qui suppose, autre sujet, de ne pas opposer l'encadrement au agents. Car cela c'est diviser la fonction publique régalienne et c'est encore l'affaiblir. Mais qui connaît le ministre de la fonction publique ?

Mais qui peut comprendre ces choses simples ? Qui peut comprendre que la politique ne tient pas à trois photos, trois tribunes, trois décorations, trois slogans. Eh bien pas grand monde, singulièrement au gouvernement !




Jeudi 12 Novembre 2020
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