On peut être étonné des mises en cause graves, nombreuses, précises et concordantes de gens, parfois connus voire célèbres, qui apparaissaient "si bien sous tous rapports". Des gens souvent connus voire adorés par le public, et malheureusement souvent d'un genre (H). Il s'agit parfois ou souvent (est-ce bien un paradoxe ?) de donneurs de leçon de morale religieuse, de philosophie politique, d'éthique millénaire ou donneurs de leçons des bons sentiments du moment qui prônent toutes les solidarités en vogue.
Lorsque ces mises en cause concernent des faits identiques ou proches, qu'elles s'étalent sur des décennies, lorsque ces faits sont dénoncés par de nombreuses personnes, souvent de profils différents, lorsque par ailleurs des témoignages parallèles disent que l'on se méfiait de la personne au point de prendre des mesures de sûretés... lorsque cela survient, c'est un drame social !
Un drame pour toutes les victimes, drame qui ressurgit.
Un drame social qui n'est pas dénoncé sur ce plan très général, social.
Ce drame est aussi juridique et judiciaire : quand beaucoup de gens savaient sur de longues années, parfois depuis des décennies, surtout pour des "personnalités", cela signifie que les parquets savaient aussi ! C'est en pratique inévitable.
Cela veut dire que divers procureurs de la République ont laissé courir en négligeant de nombreux signalements (de la part des victimes ou d'autres personnes).
Il me semble que le monde judiciaire ne se reproche pas, je veux dire jamais, la situation.
Les seuls reproches visent les victimes. Les journalistes, notamment eux, ignorent la Justice : ils ignorent toutes les informations que les parquets reçoivent et qui les rendent responsables. On reproche aux victimes de ne pas avoir fait toutes les démarches judiciaires, ce qui par ailleurs surprend le public, mais on ne reproche pas à la justice d'avoir été aveugle pendant vingt ans.
Lorsque ces mises en cause sont précises, graves, plurielles voire sérielles, concordantes... le tribunal médiatique se met en place. Enfin, pas toujours. Certains mis en examen ou mis en cause vivront tranquillement pendant plusieurs années d'enquête ou d'instruction pénale pour dix, vingt faits graves...?
Personne ne peut comprendre ça, au plan social.
La présomption d'innocence ne dispense pas d'une justice rapide. Et le respect de la présomption d'innocence n'est pas ignoré, il n'est simplement pas hypertrophié. Un complot de dix accusateurs disparates n'est jamais impossible, mais en général le public ne croit pas au complot ; en conséquence il croit les personnes qui se disent victimes.
Pourquoi diverses personnes qui ont une vie normale viendraient déballer des faits, parfois anciens, mais pas tous, qui chacun montre un trait précis de personnalité de la même personne ?!
Dans ces circonstances, le principe juridique de présomption d'innocence, n'a que peu d'effet sur le public. Le public ne peut pas être obligé de croire que la personne visée est la sainteté qu'elle affichait.
Mais le mystère est bien l'action ou plutôt l'inaction des parquets, des procureurs de la République.
Il faut purger ce point. Vérifier s'il y a comme on en a le sentiment, un point de faille.
A défaut de purger cet aspect, la Justice qui est déjà en déficit de confiance* deviendra un pur objet de railleries et aussi une cause de désordres et de troubles à l'ordre public. Si, en effet, une bonne minorité du public pense qu'il n'y a pas ou plus de Justice dans un pays, le citoyen est poussé à se faire justice eux-mêmes, d'une façon ou d'une autre.
Bon, les lecteurs attentifs et rigoureux ne s'en tiendront pas à mes propos, ils liront les meilleurs spécialistes (voir illustration).
_________________________________
* J'en suis resté à un sondage montrant que pour la première fois moins de la moitié des Français a confiance dans la Justice, il y a deux ou trois ans je crois.
Lorsque ces mises en cause concernent des faits identiques ou proches, qu'elles s'étalent sur des décennies, lorsque ces faits sont dénoncés par de nombreuses personnes, souvent de profils différents, lorsque par ailleurs des témoignages parallèles disent que l'on se méfiait de la personne au point de prendre des mesures de sûretés... lorsque cela survient, c'est un drame social !
Un drame pour toutes les victimes, drame qui ressurgit.
Un drame social qui n'est pas dénoncé sur ce plan très général, social.
Ce drame est aussi juridique et judiciaire : quand beaucoup de gens savaient sur de longues années, parfois depuis des décennies, surtout pour des "personnalités", cela signifie que les parquets savaient aussi ! C'est en pratique inévitable.
Cela veut dire que divers procureurs de la République ont laissé courir en négligeant de nombreux signalements (de la part des victimes ou d'autres personnes).
Il me semble que le monde judiciaire ne se reproche pas, je veux dire jamais, la situation.
Les seuls reproches visent les victimes. Les journalistes, notamment eux, ignorent la Justice : ils ignorent toutes les informations que les parquets reçoivent et qui les rendent responsables. On reproche aux victimes de ne pas avoir fait toutes les démarches judiciaires, ce qui par ailleurs surprend le public, mais on ne reproche pas à la justice d'avoir été aveugle pendant vingt ans.
Lorsque ces mises en cause sont précises, graves, plurielles voire sérielles, concordantes... le tribunal médiatique se met en place. Enfin, pas toujours. Certains mis en examen ou mis en cause vivront tranquillement pendant plusieurs années d'enquête ou d'instruction pénale pour dix, vingt faits graves...?
Personne ne peut comprendre ça, au plan social.
La présomption d'innocence ne dispense pas d'une justice rapide. Et le respect de la présomption d'innocence n'est pas ignoré, il n'est simplement pas hypertrophié. Un complot de dix accusateurs disparates n'est jamais impossible, mais en général le public ne croit pas au complot ; en conséquence il croit les personnes qui se disent victimes.
Pourquoi diverses personnes qui ont une vie normale viendraient déballer des faits, parfois anciens, mais pas tous, qui chacun montre un trait précis de personnalité de la même personne ?!
Dans ces circonstances, le principe juridique de présomption d'innocence, n'a que peu d'effet sur le public. Le public ne peut pas être obligé de croire que la personne visée est la sainteté qu'elle affichait.
Mais le mystère est bien l'action ou plutôt l'inaction des parquets, des procureurs de la République.
Il faut purger ce point. Vérifier s'il y a comme on en a le sentiment, un point de faille.
A défaut de purger cet aspect, la Justice qui est déjà en déficit de confiance* deviendra un pur objet de railleries et aussi une cause de désordres et de troubles à l'ordre public. Si, en effet, une bonne minorité du public pense qu'il n'y a pas ou plus de Justice dans un pays, le citoyen est poussé à se faire justice eux-mêmes, d'une façon ou d'une autre.
Bon, les lecteurs attentifs et rigoureux ne s'en tiendront pas à mes propos, ils liront les meilleurs spécialistes (voir illustration).
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* J'en suis resté à un sondage montrant que pour la première fois moins de la moitié des Français a confiance dans la Justice, il y a deux ou trois ans je crois.
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Ces personnalités publiques qui sont trop bien, quand les mises en cause surviennent...

A suivre : la Commission d'enquête du Sénat sur l'Enseignement Supérieur. #universités