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Emplois et débouchés : dur dur pour les juristes !? Une situation plutôt nouvelle.



L'optimisme doit demeurer mais il faut aussi ouvrir les yeux.

Pour les juristes la situation est un peu nouvelle. Il y a toujours eu des juristes qui ne perçaient pas en droit mais qui trouvaient des métiers où le droit leur servait comme repère intellectuel et culturel. Pour les vrais juristes, titulaires de Master 2 avec facilité, non parfois sans quelques difficultés, les diplômés trouvaient une place de juriste (salariée ou autre).

RTL signale une enquête qui peut dire que le vent a tourné, même pour le droit, et que de nombreux juristes seront en difficulté.

Exemple pris d'une juriste par RTL ! Titulaire d'un Master 2 de Droit social, Romane, 24 ans, est étonnée de la situation difficile de l'emploi. Voilà un défi clairement posé pour les facs de droit qui doivent s'adapter : se diversifier sans s'imposer le lourd modèle des spécialisations qui, pour plusieurs raisons, tient désormais mal. En vérité, même les spécialistes ne sont pas spécialistes : le niveau général des étudiants les empêchent d'être spécialistes, et les spécialités ont tellement grossi (des centaines de normes...) que même un Master 2 ne fait pas le tour du sujet.

Le moment est en outre spécial le niveau des étudiants est parfois effrayant ; il faut rétablir les notes éliminatoires en master : 5 ou moins de 5, pas de réussite ! Il faut sélectionner. Quitte à laisser les étudiants à faire à leur rythme le nombre d'UE leur permettant d'obtenir un diplôme, mais sans occuper des places sur des masters spécialisés où ça doit booster : bosser dur et vite.

Et puis il y a autre chose... car au milieu coulent les systèmes d'IA... comprendra qui voudra. Sans parler de remplacement des juristes, il faudrait que les titulaires de Master 2 sachent tous se servir des SIA généraux ou juridiques. Or on ne voit apparaître des petites formations en ce sens que ces derniers mois. Et il ne s'agit pas de s'illusionner avec des cours d'informatique sur l'IA comme on risque de proposer : on s'en moque. Il faut des juristes qui apprennent aux juristes à se servir des SIA.

La transition numérique a ici un point sensible très spécial et original.

Les employeurs (au sens large) vont vouloir des juristes formés pas des juristes aux SIA : pour assurer la sécurité du travail de jeunes juristes (...) et pour avoir des équipes qui travaillent avec les outils modernes : les systèmes, mode de travail qui lui seul sera durable. Tout se tient chez moi : les systèmes oubliés en doctrine juridiques vont dévorer la rate des juristes, tout cela sur le fond des nouvelles scènes juridiques du droit de la régulation.

J'aurais pu dans mon essai sur l'IA (publié sur HAL) un peu plus insister sur ce besoin ; je n'ai mentionné qu'en quelques lignes que les juristes travailleraient désormais avec 4 ou 5 SIA comme naguère avec 5 livres et 2 encyclopédies juridiques ; j'ai considéré comme un évidence que les juristes allaient vite comprendre que les SIA sont, comme le maniement de Word, d'une boite email, de l'internet ou de sources en ligne..., la condition première de l'exercice d'une activité juridique.

Cela étant, je l'ai tout de même dit et écrit.

Bon courage aux jeunes !

Que faire pour les aider ?

#direct droit


Lien vers RTL et le témoignage de Romane


Lundi 19 Janvier 2026
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