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Repères
19/07/2021

"Obligation vaccinale", l'expression fâcheuse qui fâche !

L'expression "obligation vaccinale" est sortie du contexte des hôpitaux à raison d'une résistance inattendue des personnels de santé, ce qui est une question professionnelle et très spéciale - avec des risques particuliers pour les personnels, soignants ou non, et les patients (quels que soient leurs pathologies). Un célèbre professeur de médecine marseillais, à qui on net tord pas le bras pour lui tirer une parole, a ainsi déclaré être pour cette obligation dans ce contexte très spécial.

Sinon, il n'a jamais été question, à proprement parler, de forcer la population. Je n'ai jamais compris cela. L'expression "obligation vaccinale" est donc fâcheuse pour seulement désigner le fait que les personnes non-immunisées (naturellement ou par vaccin), par une nouvelle loi,pourront accéder à certains lieux publics à la différence des autres qui, elles, seront objectivement dans une situation autre. Cette objectivité chasse a priori la discrimination. Ainsi et encore, la question de l'inviolabilité du corps humain est hors de propos pour devoir être respectée, les slogans du style "mon corps m'appartient" caricaturent du reste ledit principe (allez dire au personnes incarcérées que leur corps leur appartient...).

Au Parlement d'apprécier le projet de loi, les parlementaires servent à cela, le président de la République ne vote pas la loi. C'est le gouvernement qui ici la propose, le Parlement dispose : il décide. Le tout sous le contrôle du Conseil constitutionnel et de quelques principes. La République est en place et fonctionne. Les opposants manifestent dans les rues et s'expriment toute la journée sur les réseaux sociaux, les libertés sont en place et servent. Dans les traces et signes d'effondrement que j'ai si souvent notés, ici et là, je vois aussi la force et la résistance de la République.
26/10/2020

Environ 1500 notes juridiques à trouver sur Direct Droit

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14/04/2020

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11 novembre 1918 - 11 novembre 2018



"L'ACACIA
I, 1919

"Il pleuvait sur le paysage grisâtre, le cercle des collines sous lesquelles achevaient de pourrir les corps des trois cent mille soldats, sur les champs grisâtres, les maisons grisâtres – ou plutôt ce qu'il en restait, c'est-à-dire comme si tout, collines, champs, bois, villages, avait été défoncé ou plutôt écorché par quelque herse gigantesque et cahotante, aux dents tantôt écartées, tantôt rapprochées, ne laissant subsister derrière elle rien d'autre que quelques pans de murs et quelques troncs d'arbres mutilés..."


Claude Simon, LES EDITIONS DE MINUIT, 1989, p. 19.


En ce début d'année 2019, on note une série d'émissions sur Claude Simon, vous les retrouverez émissions avec le lien ci-dessous, oeuvre marquée par la guerre :

Première émission de France Culture

Le Prix Nobel de littérature marque de son style, de son travail de la langue, à partir de ses souvenirs, ou de ses souvenirs de sensations d'enfance (ou de ce qu'il en restait – aurait-il apprécié, pense-t-on, que l'on précise), la terre, la vie et la nature dévastées qu'il croise, en 1919, au bras de sa mère, qui court, ou pèlerine, marchant vers la tombe de son père emporté par la guerre, coinçant ainsi dans un premier chapitre de L'acacia, qui a bien une histoire et une fin, celle de l'histoire (retrouver la tombe), et même une seconde (une seconde fin), la prière sur une tombe, ce tout petit sens dans une guerre sans sens – d'un livre qui la dénonce et, avec, ceux qui la dirigent et la commandent au peuple, aux peuples.


Jeudi 16 Août 2018
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