I. Au passage de cette page présentant une Partie 8 (Le droit sous le règne de l'intelligence artificielle, HAL, fév. 2023, p. 434), on note que parmi les chapitres proposés il y a celui celui sur la philosophie juridique (et non la philosophie du droit). Je publie cette note de blog dans cette rubrique "Philosophie juridique" qui fait écho à cette doctrine, à vous de voir.
II. L'idée est aujourd'hui de souligner la concurrence entre concept et notion, en droit. Nous croyons la dénouer en partie. Voilà un sujet souvent esquivé dans les manuels et même dans les traités. Or "faire" du droit suppose d'avoir une idée sur la notion de concept juridique et aussi sur le concept de notion juridique... et faire du droit en écrivant du droit a fortiori exige cette appréhension. La concurrence entre ces deux notions implique d'autres termes, proches, le sujet est finalement complexe ; il ne faut cependant pas lui appliquer une pensée complexe qui rendrait l'analyse impossible, ce sera un des points d'une présentation à venir à des doctorants.
III. Ecrire du droit suppose de saisir concepts et notions juridiques. Il y en a des milliers, leur juridicité est variable ; ils sont les bases de la présentation, de l'analyse et du raisonnement juridiques. Il faut savoir s'attaquer à cette problématique en quelques pages ou parfois en quelques dizaines de pages...
Souvent, notamment dans une thèse, on doit faire le point sur un concept, ou sur une notion (pour la majorité doctrinale silencieuse c'est pareil...). Nous pensons devoir distinguer, suivant la pratique de la théorie, passons ! En un mot tout de même : la notion est plus positive et précise que le concept. A vous de lire (ibidem, HAL, fév. 2023, p. 436 et s.),
Dans un thèse, disais-je, il est souvent utile de reprendre une notion : faire le point sur le sens que lui donne la loi, la doctrine, le juge, la pratique... Faire un point peut prendre 25 pages... Parfois le traitement sera plus long. Il ne s'agit pas d'actualiser la notion en cause mais de l'approfondir. Il est ensuite des cas où la difficulté est telle que l'objet même d'une partie de thèse est la reconsidération de la notion, elle sera reprise à nouveaux frais. Dans ce cas, la notion retaillée sera l'un des résultats de la recherche.
Quel que soit le concept, ou plus sûrement la notion, le traitement juridique d'une notion appelle un traitement ordonné et précis. Ce besoin correspond au besoin le plus constant de l'écriture juridique. Une présentation logique et progressive qui vise un but : préciser ladite notion pour un domaine ou plus rarement pour tout le droit.
IV. De façon plus pragmatique et actuelle, sur l'IA, plus précisément sur les SIA dits LLM, je notais le choc qui allait se produire. On Y est ! J'écrivais :
« ... les systèmes d’IA sauront travailler la langue naturelle, suggérant aussi de réviser les concepts juridiques de la loi. Le système d’IA sera infatigable dans l’énoncé de savoirs, de faits, de vérités quant au sens des mots et expressions ; le juriste maniera plusieurs IA comme il maniait trois dictionnaires et quatre bases de données juridiques. On passera ainsi des savoirs refaits à un nouveau Savoir – une renaissance s’envisage. Les juristes seront pris dans cette renaissance des connaissances qui sera l’occasion de développer une philosophie juridique, plus utile que l’abstraite philosophie du droit : une pratique des concepts utilisable dans la plupart des questions et litiges. »
V. Le traitement de la question a parfois une dimension fondamentale. On ne met plus à jour. On met au jour. On invente. On créé. On propose un concept. Parfois le mot est neuf, ou bien l'expression est neuve. La créativité indispose le lecteur moyen qui ne sait pas inventer... il faut être d'une grande prudence. Il faut aussi se méfier d'inventer des concepts creux, simplement à la mode ou inutile car impraticables ! L'affaire est alors sérieuse : fondamentale.
VI. Au passage encore, les plus de 8 000 téléchargements sur HAL : open science !) de cet essai m'obligent ! Ils m'obligent à remercier tous ceux qui m'ont un peu lu après ces milliers de téléchargements.
https://hal.science/hal-03999299/
II. L'idée est aujourd'hui de souligner la concurrence entre concept et notion, en droit. Nous croyons la dénouer en partie. Voilà un sujet souvent esquivé dans les manuels et même dans les traités. Or "faire" du droit suppose d'avoir une idée sur la notion de concept juridique et aussi sur le concept de notion juridique... et faire du droit en écrivant du droit a fortiori exige cette appréhension. La concurrence entre ces deux notions implique d'autres termes, proches, le sujet est finalement complexe ; il ne faut cependant pas lui appliquer une pensée complexe qui rendrait l'analyse impossible, ce sera un des points d'une présentation à venir à des doctorants.
III. Ecrire du droit suppose de saisir concepts et notions juridiques. Il y en a des milliers, leur juridicité est variable ; ils sont les bases de la présentation, de l'analyse et du raisonnement juridiques. Il faut savoir s'attaquer à cette problématique en quelques pages ou parfois en quelques dizaines de pages...
Souvent, notamment dans une thèse, on doit faire le point sur un concept, ou sur une notion (pour la majorité doctrinale silencieuse c'est pareil...). Nous pensons devoir distinguer, suivant la pratique de la théorie, passons ! En un mot tout de même : la notion est plus positive et précise que le concept. A vous de lire (ibidem, HAL, fév. 2023, p. 436 et s.),
Dans un thèse, disais-je, il est souvent utile de reprendre une notion : faire le point sur le sens que lui donne la loi, la doctrine, le juge, la pratique... Faire un point peut prendre 25 pages... Parfois le traitement sera plus long. Il ne s'agit pas d'actualiser la notion en cause mais de l'approfondir. Il est ensuite des cas où la difficulté est telle que l'objet même d'une partie de thèse est la reconsidération de la notion, elle sera reprise à nouveaux frais. Dans ce cas, la notion retaillée sera l'un des résultats de la recherche.
Quel que soit le concept, ou plus sûrement la notion, le traitement juridique d'une notion appelle un traitement ordonné et précis. Ce besoin correspond au besoin le plus constant de l'écriture juridique. Une présentation logique et progressive qui vise un but : préciser ladite notion pour un domaine ou plus rarement pour tout le droit.
IV. De façon plus pragmatique et actuelle, sur l'IA, plus précisément sur les SIA dits LLM, je notais le choc qui allait se produire. On Y est ! J'écrivais :
« ... les systèmes d’IA sauront travailler la langue naturelle, suggérant aussi de réviser les concepts juridiques de la loi. Le système d’IA sera infatigable dans l’énoncé de savoirs, de faits, de vérités quant au sens des mots et expressions ; le juriste maniera plusieurs IA comme il maniait trois dictionnaires et quatre bases de données juridiques. On passera ainsi des savoirs refaits à un nouveau Savoir – une renaissance s’envisage. Les juristes seront pris dans cette renaissance des connaissances qui sera l’occasion de développer une philosophie juridique, plus utile que l’abstraite philosophie du droit : une pratique des concepts utilisable dans la plupart des questions et litiges. »
V. Le traitement de la question a parfois une dimension fondamentale. On ne met plus à jour. On met au jour. On invente. On créé. On propose un concept. Parfois le mot est neuf, ou bien l'expression est neuve. La créativité indispose le lecteur moyen qui ne sait pas inventer... il faut être d'une grande prudence. Il faut aussi se méfier d'inventer des concepts creux, simplement à la mode ou inutile car impraticables ! L'affaire est alors sérieuse : fondamentale.
VI. Au passage encore, les plus de 8 000 téléchargements sur HAL : open science !) de cet essai m'obligent ! Ils m'obligent à remercier tous ceux qui m'ont un peu lu après ces milliers de téléchargements.
https://hal.science/hal-03999299/
Accueil
Comment se fabrique un concept juridique, quand je jouais sur le I et le A qui font l'IA...


Un "Billet de logement" de 1815 plonge dans bien des réflexions !