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Repères

Un blog de professeur d'université. Nota bene.

La liberté d'expression des universitaires est reconnue de valeur constitutionnelle non pas parce qu'elle intéresse les chiens et les chats, mais des femmes et des hommes qui ont à s'exprimer en leur science, en leur discipline, ce qui finit souvent par déboucher par des considérations sociales et politiques et par des positions, lesquels, souvent, mettent en cause diverses autorités.
L'expression des universitaires doit être modérée et objective. En mon âme et conscience, car il n'existe aucune instance nationale de référence, ni aucun protocole, je juge que mon blog est modéré et objectif, au vu des circonstances publiquement connues. Il juge et apprécie des décisions publiques, qui sont des décisions juridiques, que le juriste doit entendre, comprendre et, sinon, qu'il est libre de critiquer. Les médias ne sont pas les seuls à informer le public.
Nous avons pu ainsi accorder au gouvernement que le confinement, sur la base de l'article L. 3131-1 du CSP, dans sa rédaction du 15 mars, était logique. La logique des analyses ici faites ne sont pas partisanes. Il est utile de le mentionner.
Des billets sont critiques. On s'attache à ce qu'ils disposent toujours de réalités juridiques justifiant nos opinions. Une analyse, peut ainsi évoquer l'épistémologie et la philosophie des sciences, laquelle est la reine de l'interdisciplinarité dont les pouvoirs publics disent l'importance dans les enseignements supérieurs. Personne ne saurait s'y soustraire, pas même la science médicale. Quand la plupart des sciences exactes s'y soumettent. La forme littéraire de l'éditorial est parfois utile après mille analyses juridiques techniques publiées, elle est la suite de la construction d'une pensée et d'une méthode. Car les méthodes sont nombreuses, ici ou ailleurs.

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Deux banques centrales dénigrent le Bitcoin... dans l'attente d'agir en justice ?



Il y a quelques jours, une note de ce blog disait qu'il était étonnant que la question de la légalité des "monnaies virtuelles" ne soit pas posée clairement. Dans le même temps, on prend plaisir à voir surgir ce qui, dans l'absolu, et non dans l'ordre juridique, pourrait rapidemment être vu comme une monnaie. C'est du reste déjà le cas puisque l'on parle de "monnaie virtuelle" et que, de fait, certaines transactions sont réglées de la sorte.

C'est un curieux tandem d'institutions qui critique ces initiatives "quasi-monétaires" : la Banque centrale de Chine et la Banque de France - laquelle n'est qu'une banque centrale au sens du Système européen de banque centrale (SEBC) qui n'en connaît qu'une véritable : la BCE.

Voyez le Figaro

On attend maintenant que lesdites banques centrales tirent les conséquences de leurs analyses et positions. Elles ne peuvent pas se contenter, comme pour l'économie, de compiler statistiques qu'elles commentent. Si le Bitcoin est illégal, il faut agir en justice pour faire interdire les plateformes informatiques qui le supporte et faire annuler les contrats dans lesquels les parties stipulent un montant de Bitcoins.



Jeudi 26 Décembre 2013
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