hervecausse
Repères
19/07/2021

"Obligation vaccinale", l'expression fâcheuse qui fâche !

L'expression "obligation vaccinale" est sortie du contexte des hôpitaux à raison d'une résistance inattendue des personnels de santé, ce qui est une question professionnelle et très spéciale - avec des risques particuliers pour les personnels, soignants ou non, et les patients (quels que soient leurs pathologies). Un célèbre professeur de médecine marseillais, à qui on net tord pas le bras pour lui tirer une parole, a ainsi déclaré être pour cette obligation dans ce contexte très spécial.

Sinon, il n'a jamais été question, à proprement parler, de forcer la population. Je n'ai jamais compris cela. L'expression "obligation vaccinale" est donc fâcheuse pour seulement désigner le fait que les personnes non-immunisées (naturellement ou par vaccin), par une nouvelle loi,pourront accéder à certains lieux publics à la différence des autres qui, elles, seront objectivement dans une situation autre. Cette objectivité chasse a priori la discrimination. Ainsi et encore, la question de l'inviolabilité du corps humain est hors de propos pour devoir être respectée, les slogans du style "mon corps m'appartient" caricaturent du reste ledit principe (allez dire au personnes incarcérées que leur corps leur appartient...).

Au Parlement d'apprécier le projet de loi, les parlementaires servent à cela, le président de la République ne vote pas la loi. C'est le gouvernement qui ici la propose, le Parlement dispose : il décide. Le tout sous le contrôle du Conseil constitutionnel et de quelques principes. La République est en place et fonctionne. Les opposants manifestent dans les rues et s'expriment toute la journée sur les réseaux sociaux, les libertés sont en place et servent. Dans les traces et signes d'effondrement que j'ai si souvent notés, ici et là, je vois aussi la force et la résistance de la République.
26/10/2020

Environ 1500 notes juridiques à trouver sur Direct Droit

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14/04/2020

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La fin du droit ? "Le bitcoin est une monnaie...", Manuel VALENTE, mais non.



Michel de l'Hospital, Bronze du Tribunal de commerce de Paris - Blog Direct Droit
Michel de l'Hospital, Bronze du Tribunal de commerce de Paris - Blog Direct Droit
"Le bitcoin est une monnaie...", ainsi commence l'intervention de M. Manuel VALENTE, directeur de la Maison du bitcoin, et ce dans une conférence du Barreau de Paris... Mais non monsieur, doit-on dire. Une telle phrase dans une copie de droit impliquerait une sanction très négative... A ce jour.

Au mieux, puisque les pouvoirs publics sont noyés, perdus, dissous..., et que la terminologie semble faire le droit, on peut dire que le bitcoin est une cybermonnaie (JORF n° 0121, 23 mai 2017). Mais une cybermonnaie n'est pas de la monnaie. Pour l'heure.

Il est effrayant de voir tout le droit, que le citoyen paye cher (le législateur et les ministères et les administrations...), s'effondrer sous le regard manifestement intéressés d'autres acteurs publics, également coûteux : les autorités bancaires et de régulation.

Mais certes elles commentent et réfléchissent. On fait des copies, au lieu de diriger. D'inventer demain : adopter une politique.

Et quand on dit "tout" le droit c'est aussi tout le droit européen !

On se croyait hyper régulé, on est en fait dans une société libertarienne.

Le moindre ingénieur peut créer sa monnaie !

Ne dites surtout pas que la BCE a une compétence exclusive en matière monétaire : on signe des traités qui ne servent à rien, on l'a vu avec le financement des Etats par la BCE (sous les auspices du juge européen : la CJUE !).

Bon, cette protestation n'est pas naïve, de multiples nuances sont à y apporter.

Justement, en parlant de nuances, il en en faudrait un tout petit peu du côté des ingénieurs et autres acteurs. Les plus grands ont été nuancés, mais ils avaient en charge de construire les piliers de la pensée occidentale (voir : E. Helmer, De quoi la monnaie est-elle la mesure ? Aristote, Diogène et Platon ou la convention monétaire dans l’horizon du politique, Cahier d’économie politique, n° 72, 2017, p. 7).

On est sans doute au début d'une nouvelle forme de monnaie, et peut-être aussi à la fin du droit.

Quelques énarques qui nous gouvernent, élus ou nommés, devraient y réfléchir. Les non-énarques également qui semblent égayés par le pouvoir, transformé en cavalcade médiatique souriante, alors qu'il est une charger grave.

Quand ils auront des monnaies nouvelles et des multiples machins nouveaux, mais plus l'arme du droit, que feront-ils ?

Sans l'arme du droit, plus de droit.

Oui, la fin du droit.

La fin du droit...?



Vidéo de la conférence






Lundi 16 Avril 2018
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