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Repères

Un blog de professeur d'université. Nota bene.

La liberté d'expression des universitaires est reconnue de valeur constitutionnelle non pas parce qu'elle intéresse les chiens et les chats, mais des femmes et des hommes qui ont à s'exprimer en leur science, en leur discipline, ce qui finit souvent par déboucher par des considérations sociales et politiques et par des positions, lesquels, souvent, mettent en cause diverses autorités.
L'expression des universitaires doit être modérée et objective. En mon âme et conscience, car il n'existe aucune instance nationale de référence, ni aucun protocole, je juge que mon blog est modéré et objectif, au vu des circonstances publiquement connues. Il juge et apprécie des décisions publiques, qui sont des décisions juridiques, que le juriste doit entendre, comprendre et, sinon, qu'il est libre de critiquer. Les médias ne sont pas les seuls à informer le public.
Nous avons pu ainsi accorder au gouvernement que le confinement, sur la base de l'article L. 3131-1 du CSP, dans sa rédaction du 15 mars, était logique. La logique des analyses ici faites ne sont pas partisanes. Il est utile de le mentionner.
Des billets sont critiques. On s'attache à ce qu'ils disposent toujours de réalités juridiques justifiant nos opinions. Une analyse, peut ainsi évoquer l'épistémologie et la philosophie des sciences, laquelle est la reine de l'interdisciplinarité dont les pouvoirs publics disent l'importance dans les enseignements supérieurs. Personne ne saurait s'y soustraire, pas même la science médicale. Quand la plupart des sciences exactes s'y soumettent. La forme littéraire de l'éditorial est parfois utile après mille analyses juridiques techniques publiées, elle est la suite de la construction d'une pensée et d'une méthode. Car les méthodes sont nombreuses, ici ou ailleurs.

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Le conseiller de banque et l'outil d'intelligence artificielle IBM Watson à qui donner des conseils juridiques...



L'outil IBM Watson pourrait révolutionner le métier de conseiller de banque. Le métier est difficile. Il exige des cadres pour manager les conseillers. Mais il exige des conseillers de la nuance face à l'infinité de situations. Les formations bancaires se calent sur les idées du management. On forme parfois à des idées juridiques qui sont soit des vieilles lunes, soit des simplifications coupables.

On a ainsi un standard. Tout le monde est rassuré : le management et les conseillers. La standardisation tranquillise en ignorant. On force la volonté des clients à entrer dans un cadre. C'est à ce prix que les professionnels se rassurent.

Mais le client, lui, doit-il être rassuré ?

En tout cas, puisqu'on en est à de la standardisation, par les hommes, il est sans doute assez aisé de passer à une standardisation par un outil d'intelligence artificielle. Un système intelligent.

C'est donc à lui qu'il faudra donner des conseils juridiques pour éviter des présentations

Le conseiller de banque et l'outil d'intelligence artificielle IBM Watson à qui donner des conseils juridiques...

aussi courantes que juridiquement approximatives. Elles entravent l'action commerciale sans purger les risques juridiques. D'où un contentieux bancaire considérable. Sans doute Watson retiendra-t-il plus aisément, par exemple, les obligations des services d'investissement sans parler de "droit bancaire" - l'ancêtre du droit actuel.

Ce propos introduit la présentation de l'IBM Watson. Ce conseiller de banque qui rend tout "elementary !" pour le conseiller de banque. On peut penser qu'il devra contrôler le résultat de la machine. Il devra donc notamment cerner les dernières véritables (celles qui apportent) jurisprudence.

Le Journal du Net apprend que le Crédit Mutuel et Orange Bank testent l'intelligence artificielle de Big Blue afin d'améliorer l'expérience client et créer de la valeur ajoutée. Le JDN indique :

"L'intelligence artificielle toque à toutes les portes, même à celles des banques. Et IBM, avec son offre IBM Watson, a fait de ce secteur une priorité. En quelques années, il a signé avec des grands noms du secteur : l'écossais Royal Bank of Scotland, la singapourienne DBS Bank et plus récemment le français Crédit Mutuel. Leur point commun ? Ils veulent tous améliorer leur expérience client pour contrer des fintech toujours plus réactives et innovantes. Pour cela, IBM Watson interagit en langage naturel avec l'utilisateur, trouve la réponse à la question qui lui est posée et s'adapte au profil de l'utilisateur. "Notre système est basé sur du machine learning et du deep learning, il est donc toujours en train d'apprendre. Or, pour changer l'expérience client, il faut s'adapter à son interlocuteur. C'est ce que fait le système Watson", explique Jean-Philippe Desbiolles, VP IBM Watson pour la France."

Vers le Journal du Net : Avec IBM Watson, la banque veut libérer les conseillers et capturer les clients



Vendredi 19 Mai 2017
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