Aux lendemains du premier tour des élections municipales, trois ou quatre listes sont souvent susceptibles d'être au second tour, si les candidats le souhaitent (en vérité si la tête de liste le souhaite). La question se pose de fusionner entre des listes assez proches. On sait que les alliances à droite avec l'extrême droite sont en général rejetées, il n'y a pas en principe de fusions de listes de droite et d'extrême droite.
A gauche, l'extrême gauche est historiquement tellement faible (1 à 2% pour LO et pour le NPA) que la question ne se posait pas.
Mais depuis au moins une année, LFI apparaît d'extrême gauche. Et le PS ou la gauche admet ce classement. Donc la gauche (entendez divers partis et personnalités) avait annoncé refuser toute fusion avec LFI. Y compris de nombreux candidats du PS ou des Verts connus car, notamment, maires de grandes villes.
Or, contrairement à ces annonces, dès le lundi 16 mars, des fusions de listes dans tous les sens (PS Verts PCF et... LFI !) ont été annoncées dans 5 ou 6 cas très visibles au plan national. Le 17 d'autres annonces ont été annoncées concernant des villes importantes et alors que les (deux) listes en cause ont fait des scores importants.
Ces fusions visent donc à gagner les élections, ce sont donc au fond, ou au tréfonds, des accords politiques. La politique c'est l'activité qui vise à conquérir le pouvoir - local ou national.
Un accord politique électoral pour gagner les élections vise à constituer une majorité dans l'assemblée locale : dans le conseil municipal.
Ces fusions ne visent en réalité pas cela. Ce ne sont pas des fusions politiques ordinaires, des fusions programmatiques (pour appliquer un programme), ce sont des fusions pour rester au pouvoir ou le gagner et le partager.
La spécificité de la situation a fait inventer aux intéressés, qui ont trahi leur parole, alors que finalement personne ou presque ne leur demandait presque rien auparavant, une expression. Ils ont inventé une expression !
Une expression qui vient les absoudre d'une quelconque faute, faute qu'ils ont eux mêmes inventés !
Cette expression c'est : "fusion technique".
Certains diront que le concept est creux, que ce n'est qu'un élément de langage qui ne veut presque rien dire.
Il me semble que ce n'est pas le cas.
La fusion technique c'est une fusion mercantile, c'est une fusion pour sauver des emplois (d'adjoints au maire... parfois à 2 000 euros par mois... plus divers avantages...), c'est une fusion qui sauve parfois l'emploi de la tête de liste, un élu qui n'a aucune profession et n'a jamais rien fichu sinon que de dire aux autres (nous, concitoyens) ce qu'ils doivent faire... sauver une section du parti (politique) dans un ville car sans les avantages qui profitent à une trentaine de personnes, il n'y aurait plus localement d'animation de ce parti (ici LFI, ou du PS ou des Verts ou d'autres).
Ces fusions techniques sont le symbole de la technocratie politique, en l'espèce à gauche, qui prend des postures morales et qui ne regardent pas ou peu les réalités du peuple, et qui gouverne autant dans son intérêt que dans l'intérêt des administrés.
Les fusions techniques ne sont pas condamnables pour une raison morale, la morale a déserté la politique depuis longtemps.
Elles sont condamnables car elles témoignent de la caste politique qui se maintient. Seule une règle constitutionnelle générale réduisant tout mandat de la République à des mandats de 4 ans renouvelables une seule fois, suivi d'une période d'inéligibilité de deux ans, cassera cette technocratie politique généralement incompétente.
Elle empêchera ainsi de voir des politiciens avec toutes les casseroles judiciaires possibles se présenter sans complexe aux élections. Les fusions ne seront alors plus jamais technique mais toujours par et pour les citoyens.
A gauche, l'extrême gauche est historiquement tellement faible (1 à 2% pour LO et pour le NPA) que la question ne se posait pas.
Mais depuis au moins une année, LFI apparaît d'extrême gauche. Et le PS ou la gauche admet ce classement. Donc la gauche (entendez divers partis et personnalités) avait annoncé refuser toute fusion avec LFI. Y compris de nombreux candidats du PS ou des Verts connus car, notamment, maires de grandes villes.
Or, contrairement à ces annonces, dès le lundi 16 mars, des fusions de listes dans tous les sens (PS Verts PCF et... LFI !) ont été annoncées dans 5 ou 6 cas très visibles au plan national. Le 17 d'autres annonces ont été annoncées concernant des villes importantes et alors que les (deux) listes en cause ont fait des scores importants.
Ces fusions visent donc à gagner les élections, ce sont donc au fond, ou au tréfonds, des accords politiques. La politique c'est l'activité qui vise à conquérir le pouvoir - local ou national.
Un accord politique électoral pour gagner les élections vise à constituer une majorité dans l'assemblée locale : dans le conseil municipal.
Ces fusions ne visent en réalité pas cela. Ce ne sont pas des fusions politiques ordinaires, des fusions programmatiques (pour appliquer un programme), ce sont des fusions pour rester au pouvoir ou le gagner et le partager.
La spécificité de la situation a fait inventer aux intéressés, qui ont trahi leur parole, alors que finalement personne ou presque ne leur demandait presque rien auparavant, une expression. Ils ont inventé une expression !
Une expression qui vient les absoudre d'une quelconque faute, faute qu'ils ont eux mêmes inventés !
Cette expression c'est : "fusion technique".
Certains diront que le concept est creux, que ce n'est qu'un élément de langage qui ne veut presque rien dire.
Il me semble que ce n'est pas le cas.
La fusion technique c'est une fusion mercantile, c'est une fusion pour sauver des emplois (d'adjoints au maire... parfois à 2 000 euros par mois... plus divers avantages...), c'est une fusion qui sauve parfois l'emploi de la tête de liste, un élu qui n'a aucune profession et n'a jamais rien fichu sinon que de dire aux autres (nous, concitoyens) ce qu'ils doivent faire... sauver une section du parti (politique) dans un ville car sans les avantages qui profitent à une trentaine de personnes, il n'y aurait plus localement d'animation de ce parti (ici LFI, ou du PS ou des Verts ou d'autres).
Ces fusions techniques sont le symbole de la technocratie politique, en l'espèce à gauche, qui prend des postures morales et qui ne regardent pas ou peu les réalités du peuple, et qui gouverne autant dans son intérêt que dans l'intérêt des administrés.
Les fusions techniques ne sont pas condamnables pour une raison morale, la morale a déserté la politique depuis longtemps.
Elles sont condamnables car elles témoignent de la caste politique qui se maintient. Seule une règle constitutionnelle générale réduisant tout mandat de la République à des mandats de 4 ans renouvelables une seule fois, suivi d'une période d'inéligibilité de deux ans, cassera cette technocratie politique généralement incompétente.
Elle empêchera ainsi de voir des politiciens avec toutes les casseroles judiciaires possibles se présenter sans complexe aux élections. Les fusions ne seront alors plus jamais technique mais toujours par et pour les citoyens.
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Les municipales 2026 ont inventé la "Fusion technique" de listes de candidats ! Expliquer et aller au-delà...

"Le national" va peser sur le local : Jupiter, lui, les autres et les élections locales. Municipales des 15 et 22 mars 2026.