"Le national" c'est d'abord la progression régulière du RN, désormais avec un allié qui peut sembler fictif, l'UDR, mais qui introduit une nuance. Avec en outre une dynamique stratégique : l'union des droites. Reconquête pèse peu mais peut assurer la fonction de banalisation du RN... LR est écrasé par un plus de 30 % d'intentions de votes pour le RN (on ne parle pas des 36 % de Bardella).
L'intention de vote a dû progresser de 5 à 10 points en faveur du RN selon les endroits. Ce "national" fait rassemblement !
Le national c'est aussi LFI qui fait tout pour se démarquer et se radicaliser, quitte à se faire détester ; son léger recul ne veut pas dire qu'il n'y aura pas une prime en voix. La stratégie consiste à s'accaparer la gauche en désignant le PS comme un parti de "mous" dont les valeurs n'ont conduit qu'au macronisme. Le PS a pu se relever mais, en bien des endroits, il tenait debout avec la béquille de LFI, béquille appelées NPF durant une grosse année. Le couple divergent LFI / PS c'est l'inconnue la plus énigmatique de cette séquence politique.
Le national c'est encore et toujours des courants minimes mais qui peuvent s'agréger utilement à un second tour, voire à un premier tour : là où il n'y a pas de parti / liste Lutte ouvrière ou NPA, les voix iront sans doute vers LFI à au moins 50 %. Or une élection se fait souvent à 1% des voix près. Ces partis font souvent 2 %.
La question se pose aussi pour les communistes du PCF mais ils sont plus hauts, et souvent avec des "fiefs" capables de sauver des élus et communes. La question est pareille pour Les Verts mais après des années de délire d'une Sandrine Rousseau et de quelques autres, on sent que même pour les maires verts il y a un risque de se retrouver nu comme des vers.
Le national c'est enfin ce que l'on appelle le bloc central, et c'est là que ça devient théâtral !
A la racine du bloc central est le parti Renaissance (ex En Marche), littéralement à l'arrêt pour devoir soutenir un président de la République isolé qui donne l'image de celui qui étudie des CV pour nommer conformément à la Constitution, et qui ? Des amis. Ce serait caricaturer si ce point n'était pas sur une ligne de désordres dont le trait s'épaissit.
L'exercice du pouvoir use, je ne fais que dire cela avec ces dix lignes. Le président était tellement bas que même l'indécision de savoir si on est, on peut ou on doit être allié des USA ne préjudicie pas au Chef de l'Etat. Il reprend 5 points. 5 points d'estime, pas d'intention de vote.
La traduction locale de cet affaiblissement est un véritable folklore local, entendez que les alliances, PACS, ententes, accords, unions sont de multiples types ou sortes et orientations.
Renaissance est parfois en tête, souvent masquée, avec des ex-LR qui sont allés à la gamelle, des Modems qui sont à la gamelle depuis 2017, des socialistes recyclés en centristes gestionnaires et pas mal de LR qui de gaullistes résistant sont devenus des collaborationnistes zélés car, depuis 4 ans, et la performance de Valérie Pécresse (lâchée il est vrai par le courageux N. Sarkozy) , Les Républicains est un parti sous perfusion. On comprend qu'ils votent non à la loi sur l'euthanasie... Les macronistes sont soit macronistes Renaissance, soit macronistes MODEM soit macronistes HORIZON - la terre d'accueil pour tout ceux qui ont trahi LR alors qu'on était encore en période officielle de transfert.
Cette longue clique ne fait pas une majorité, mais le RN ne l'a pas ni LFI, ni personne...
Le bloc central porte toutes les déceptions sinon les échecs (nuançons) du second mandat. Ils sont dans un spirale descendante qui a été illustrée par trois nominations inédites de Premier ministres en deux ans, deux renversés (par censure) et l'un qui se tait et donc se censure (sans être renversant).
Le bloc central a mis à genoux la cinquième République qui fonctionne avec des lois spéciales, des "49-3" inattendus auxquels on avait renoncé, des motions de censure en veux-tu en voilà,
Autant de choses que seuls quelques professeurs de finances publiques allumés mettaient dans une fiche de TD.
Le désordre est tellement immense qu'on ne le mesure plus, et il n'est pas impossible que les désespoirs accumulés des citoyens ne soient pas répercutés sur les municipales.
Le bloc central c'est le bloc des macronistes qui, dans cette élection, utilise tous les noms possibles et inimaginables sauf ceux qui évoquent Emmanuel Macron. Le Cornu laisse Jupiter prendre seul et encore une fois la foudre... Imaginez-vous qu'après sa performance, faire voter un budget (on en est là, voter un budget c'est un exploit !) le Premier ministre ne sortira pas de l'Hôtel de Matignon pendant cette campagne électorale : il a à ranger des papiers et à en signer. Pour être élu ou continuer il faut se planquer, telle est l'état de la démocratie française.
Mieux, les ministres sont invités par le Premier ministre à ne pas commenter les élections. Les élections ? Quelles élections ? On est en eaux profondes : le monde du silence (les jeunes qui n'ont pas la réf : Jacques Cousteau).
On mesure avec cette attitude l'inquiétude du bloc central.
Il faut dire que Bayrou a été renversé, Barnier a été incompris, Edouard Philippe n'est plus un havre de paix et encore moins un horizon, Attal ne parle toujours pas à Macron, Elisabeth Borne a été licenciée du gouvernement. Au lieu de donner le pouvoir à Lucie Castet, de la censurer en 5 jours pour ne plus en parler, on a ce défilé de gouvernants qui ne gouvernent rien.
Une minorité gouverne, le citoyen ne sait pas le dire comme cela, mais il voit que rien ne va. Seules les vaches
L'électorat agé et aisé qui pouvait voter Macron, bloc central, pour être raisonnable, sera moins au rendez-vous : les déficits se maintiennent et on leur augmente leur IR au prétexte de frais professionnels qu'ils ne méritent pas (pas tout le monde chez les actifs les mérite...).
Ce vote va compter dans les villes.
Un peu partout, le prix de l'essence s'envole et donne l'impression d'hésitations et d'indécisions gouvernementales et rappelle les taxes éhontées sur le carburant. Le gouvernement peut peu mais faudrait-il qu'il l'explique bien et non que le ministre de l'économie dise que les prix ne vont pas augmenter.
L'énergie (gaz et électricité) ruine chaque foyer et la présidente de la Commission européenne vient nous dire qu'on aurait dû faire plus de nucléaire , la spécialité de la France sacrifiée depuis 15 ans.
Enfin, le prix de l'essence n'est qu'un problème de guerre laquelle n'est ni notre fait ni notre problème, dit-on... mais toute notre marine est en méditerranée. Mais on n'est pas en guerre. Ce qui veut dire qu'on ne saurait en aucune manière aider le peuple iranien. Il n'est pas certain que cette politique mal exposée aide le vote local.
Or dans les agglomérations un peu importantes, le citoyen vote une fois sur deux sur une tendance ou un parti politique visible au plan national. Cela était bien le cas quand, un soir de municipales, on pouvait dire qui, de la droite ou de la gauche, avait gagné.
Il devrait donc y avoir une série de surprises ce dimanche soir. Mais la situation politique est à ce point éclatée qu'on ne peut en aucun cas projeter l'effet des triangulaires ou quadrangulaires sur le second tour. Le bloc central devrait souffrir, le RN devrait progresser, les Verts pourraient disparaître, la gauche devrait stagner mais sous une forme divisée.
A la semaine prochaine.
L'intention de vote a dû progresser de 5 à 10 points en faveur du RN selon les endroits. Ce "national" fait rassemblement !
Le national c'est aussi LFI qui fait tout pour se démarquer et se radicaliser, quitte à se faire détester ; son léger recul ne veut pas dire qu'il n'y aura pas une prime en voix. La stratégie consiste à s'accaparer la gauche en désignant le PS comme un parti de "mous" dont les valeurs n'ont conduit qu'au macronisme. Le PS a pu se relever mais, en bien des endroits, il tenait debout avec la béquille de LFI, béquille appelées NPF durant une grosse année. Le couple divergent LFI / PS c'est l'inconnue la plus énigmatique de cette séquence politique.
Le national c'est encore et toujours des courants minimes mais qui peuvent s'agréger utilement à un second tour, voire à un premier tour : là où il n'y a pas de parti / liste Lutte ouvrière ou NPA, les voix iront sans doute vers LFI à au moins 50 %. Or une élection se fait souvent à 1% des voix près. Ces partis font souvent 2 %.
La question se pose aussi pour les communistes du PCF mais ils sont plus hauts, et souvent avec des "fiefs" capables de sauver des élus et communes. La question est pareille pour Les Verts mais après des années de délire d'une Sandrine Rousseau et de quelques autres, on sent que même pour les maires verts il y a un risque de se retrouver nu comme des vers.
Le national c'est enfin ce que l'on appelle le bloc central, et c'est là que ça devient théâtral !
A la racine du bloc central est le parti Renaissance (ex En Marche), littéralement à l'arrêt pour devoir soutenir un président de la République isolé qui donne l'image de celui qui étudie des CV pour nommer conformément à la Constitution, et qui ? Des amis. Ce serait caricaturer si ce point n'était pas sur une ligne de désordres dont le trait s'épaissit.
L'exercice du pouvoir use, je ne fais que dire cela avec ces dix lignes. Le président était tellement bas que même l'indécision de savoir si on est, on peut ou on doit être allié des USA ne préjudicie pas au Chef de l'Etat. Il reprend 5 points. 5 points d'estime, pas d'intention de vote.
La traduction locale de cet affaiblissement est un véritable folklore local, entendez que les alliances, PACS, ententes, accords, unions sont de multiples types ou sortes et orientations.
Renaissance est parfois en tête, souvent masquée, avec des ex-LR qui sont allés à la gamelle, des Modems qui sont à la gamelle depuis 2017, des socialistes recyclés en centristes gestionnaires et pas mal de LR qui de gaullistes résistant sont devenus des collaborationnistes zélés car, depuis 4 ans, et la performance de Valérie Pécresse (lâchée il est vrai par le courageux N. Sarkozy) , Les Républicains est un parti sous perfusion. On comprend qu'ils votent non à la loi sur l'euthanasie... Les macronistes sont soit macronistes Renaissance, soit macronistes MODEM soit macronistes HORIZON - la terre d'accueil pour tout ceux qui ont trahi LR alors qu'on était encore en période officielle de transfert.
Cette longue clique ne fait pas une majorité, mais le RN ne l'a pas ni LFI, ni personne...
Le bloc central porte toutes les déceptions sinon les échecs (nuançons) du second mandat. Ils sont dans un spirale descendante qui a été illustrée par trois nominations inédites de Premier ministres en deux ans, deux renversés (par censure) et l'un qui se tait et donc se censure (sans être renversant).
Le bloc central a mis à genoux la cinquième République qui fonctionne avec des lois spéciales, des "49-3" inattendus auxquels on avait renoncé, des motions de censure en veux-tu en voilà,
Autant de choses que seuls quelques professeurs de finances publiques allumés mettaient dans une fiche de TD.
Le désordre est tellement immense qu'on ne le mesure plus, et il n'est pas impossible que les désespoirs accumulés des citoyens ne soient pas répercutés sur les municipales.
Le bloc central c'est le bloc des macronistes qui, dans cette élection, utilise tous les noms possibles et inimaginables sauf ceux qui évoquent Emmanuel Macron. Le Cornu laisse Jupiter prendre seul et encore une fois la foudre... Imaginez-vous qu'après sa performance, faire voter un budget (on en est là, voter un budget c'est un exploit !) le Premier ministre ne sortira pas de l'Hôtel de Matignon pendant cette campagne électorale : il a à ranger des papiers et à en signer. Pour être élu ou continuer il faut se planquer, telle est l'état de la démocratie française.
Mieux, les ministres sont invités par le Premier ministre à ne pas commenter les élections. Les élections ? Quelles élections ? On est en eaux profondes : le monde du silence (les jeunes qui n'ont pas la réf : Jacques Cousteau).
On mesure avec cette attitude l'inquiétude du bloc central.
Il faut dire que Bayrou a été renversé, Barnier a été incompris, Edouard Philippe n'est plus un havre de paix et encore moins un horizon, Attal ne parle toujours pas à Macron, Elisabeth Borne a été licenciée du gouvernement. Au lieu de donner le pouvoir à Lucie Castet, de la censurer en 5 jours pour ne plus en parler, on a ce défilé de gouvernants qui ne gouvernent rien.
Une minorité gouverne, le citoyen ne sait pas le dire comme cela, mais il voit que rien ne va. Seules les vaches
L'électorat agé et aisé qui pouvait voter Macron, bloc central, pour être raisonnable, sera moins au rendez-vous : les déficits se maintiennent et on leur augmente leur IR au prétexte de frais professionnels qu'ils ne méritent pas (pas tout le monde chez les actifs les mérite...).
Ce vote va compter dans les villes.
Un peu partout, le prix de l'essence s'envole et donne l'impression d'hésitations et d'indécisions gouvernementales et rappelle les taxes éhontées sur le carburant. Le gouvernement peut peu mais faudrait-il qu'il l'explique bien et non que le ministre de l'économie dise que les prix ne vont pas augmenter.
L'énergie (gaz et électricité) ruine chaque foyer et la présidente de la Commission européenne vient nous dire qu'on aurait dû faire plus de nucléaire , la spécialité de la France sacrifiée depuis 15 ans.
Enfin, le prix de l'essence n'est qu'un problème de guerre laquelle n'est ni notre fait ni notre problème, dit-on... mais toute notre marine est en méditerranée. Mais on n'est pas en guerre. Ce qui veut dire qu'on ne saurait en aucune manière aider le peuple iranien. Il n'est pas certain que cette politique mal exposée aide le vote local.
Or dans les agglomérations un peu importantes, le citoyen vote une fois sur deux sur une tendance ou un parti politique visible au plan national. Cela était bien le cas quand, un soir de municipales, on pouvait dire qui, de la droite ou de la gauche, avait gagné.
Il devrait donc y avoir une série de surprises ce dimanche soir. Mais la situation politique est à ce point éclatée qu'on ne peut en aucun cas projeter l'effet des triangulaires ou quadrangulaires sur le second tour. Le bloc central devrait souffrir, le RN devrait progresser, les Verts pourraient disparaître, la gauche devrait stagner mais sous une forme divisée.
A la semaine prochaine.
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"Le national" va peser sur le local : Jupiter, lui, les autres et les élections locales. Municipales des 15 et 22 mars 2026.

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