hervecausse
Recherche

Inscription à la newsletter




Repères

Le site #directdroit plus lu le samedi que le ...?

Le site #directdroit plus lu le samedi que le ...?
Courses obligent, la consultation du blog est nettement moins importante le samedi. A tel point que le dimanche, ordinairement,les consultation sont plus importantes. Le confinement a changé la situation : 800 pages lues le dimanche, seulement 700 pour le samedi. Nous sommes d'accord : l'information n'a aucun intérêt. Sauf celui de faire passer deux ou trois minutes de confinement ! Le record de la semaine correspond à un pic assez net : 2 320 pages. Un autre pic à 2130 était relevé quelques jours plus tôt. Je parviens rarement à en identifier les causes. Directdroit marche donc, en toute indépendance, vers les 3 millions de visiteurs. En nombre de visites, ce cap a été franchi depuis un moment.

Un essai sur la pensée juridique de Sheldon ! F. Defferrard, mare & martin.

Un essai sur la pensée juridique de Sheldon ! F. Defferrard, mare & martin.
Cet essai très bien écrit a une vertu qui dépasse celle de l'analyse d'une série TV. Pour nous, il apporte au Droit la thématique de la science physique. Il la met dans la discussion juridique. Cette discipline frôle l'inexistence en science juridique. Le juriste doit soupçonner que sa réalité frustre serait mise à mal avec ce point du vue. Ici, l'angle de la série purge du soupçon de lignes provocatrices contre l'establishement juridique. Le vers physicien est-il placé dans la pomme juridique ? Rien n'est sûr, la peau du positivisme est difficile à percer.

"La pensée juridique de Sheldon Cooper ou Comment faire du droit avec The Big Bang Theory", éditions mare & martin.

Grands systèmes de droit contemporains, Introduction au droit comparé, LGDJ, par G. Cuniberti.

Grands systèmes de droit contemporains, Introduction au droit comparé, LGDJ, par G. Cuniberti.
On se plonge avec intérêt, aujourd'hui, dans les pages consacrées au droit japonais...

Intruments de paiement et de crédit, Introduction au droit bancaire, R. Bonhomme et M. Roussille

Intruments de paiement et de crédit, Introduction au droit bancaire, R. Bonhomme et M. Roussille
Pratique manuel, très rigoureux et formateur.

Vers LGDJ

Partager ce site

Frédéric Lordon, ou le service bancaire totalement public : une illusion (Première vidéo sur Direct droit...)



Frédéric Lordon est un économiste que, sur le plan politique, on placera "très à gauche" mais c'est surtout un économiste distingué qui publie régulièrement (il est directeur de recherche au CNRS). Il intervient ici (voir la vidéo jointe) dans une explication assez longue où il finit par estimer que l'activité bancaire (dépôt/prêt) finira ou devrait finir par être totalement publique.

Cette position est intéressante dans la mesure où, depuis 5 ans de crises financières (le pluriel s'impose), la thèse, ancienne, de la nationalisation totale du système financier n'est pas prônée. Cela est étonnant et montre l'atonie de la réaction sociale : la finance peut mettre en faillite la planète entière sans que personne ne s'indigne, que dis-je, ne se révolte.

Sa conclusion est la finale d'explications assez raisonnables. Comme parfois avec les économistes, aucune réalité juridique n'est prise en compte et, de ce fait, une part de la réalité sociale fait défaut. Les règles juridiques sont considérées comme un accessoire alors que, généralement, elles expriment (eh oui) la volonté générale. Il est illusoire de croire qu'une majorité de Français ou d'Européens acceptent de nationaliser tout le système financier. Et d'une. Il est en outre illusoire de prétendre que cela se pourrait, par exemple en France, parce que le statut bancaire est attaché aux libertés fondamentales des traités européens (TUE et TFUE). Et cette réforme de secteur impliquerait en réalité une réforme de tous les secteurs et de nos moindres libertés.

Bien que travaillant depuis quelque temps à la définition de la finance, et pensant que son autonomie est devenue une réalité en droit (dans notre Code monétaire et financier), je doute que l'on puisse, dans une définition légale, bien l'isoler pour la nationaliser. Sans que je puisse ici m'expliquer sur ce point, je dirai en un mot que la finance est souvent de la liberté contractuelle et il est bien difficile d'isoler ces activités pour les attribuer à quelques banques publiques (parfaites ?!).

Outre ce doute, il me semble que meilleure solution il y a. Je l'ai suggérée dans l'ouvrage publié après un colloque à l'OCDE (La réforme du système monétaire et financier international, éd. Pédone, 2011), texte que j'ai mis en ligne :
lisez ici ce "pdf" extrait de l'ouvragesur "Réguler la finance"

Pour faire simple, il me semble plus réalisable de recréer un pôle public de financement, de remettre sur les rails de la coopération les banques qui ont ce statut coopératif afin que ces deux secteurs fassent concurrence au secteur privé. Avoir un système financier qui s'abreuve à trois sources me semble plus convaincant que de plaider pour du tout public... que de toute façon l'opinion publique ne laissera pas passer. Pour que cela soit le cas, il faudrait une doctrine politique et juridique forte et brillante qui, devenue une revendication politique de premier plan, soit portée par plusieurs partis politiques en Europe.

Aucune de ces conditions n'est remplie... Une idée n'est pas une loi, encore moins une idée qui se ramène à une "position", plus qu'à une innovation.


----------------------------
Voyez également :
Quelques réflexions Pour un droit financier

Dimanche 20 Mai 2012
Lu 1055 fois

Consultations et Conseils Juridiques | Professionnels du Droit et Justice | Droit bancaire-monétaire | Droit des investisseurs | Civil et Public | Méthode, le coin des étudiants | Droit des sociétés | Commercial, consommation et concurrence | Indemnisation des Préjudices | Droit de la sécurité | Philosophie du Droit, Juridique et Politique | L'auteur, contact et Informations légales ISSN | Entretiens, Echos et Reporting dans les médias | Littérature, écriture et poésie | Champagne !